La Banque Mondiale a décidé de reporter à une date ultérieure, le premier versement de 100 millions de dollars américains qui était prévu initialement en décembre 2020, au profit du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), pour soutenir la Gratuité de l’Enseignement.
La correspondance de cette institution de Bretton Wood publiée lundi 1er février 2021, indique que l’enquête menée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur le secteur de l’éducation, a révélé des informations parues dans la presse, des manquements, notamment des cas de fraude et de détournements de fonds publics, ainsi que des faiblesses dans les contrôles internes.
S’appuyant sur les conclusions du rapport de l’IGF, la Banque Mondiale veut que le Gouvernement Congolais puisse garantir une utilisation saine des finances et des crédits budgétaires lui alloués.
Rappelons que l’Inspection Générale des Finances avait dans son rapport du 18 novembre 2020, pointé du doigt le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPST) d’être à la base de détournement de fonds alloués à la gratuité de l’enseignement, des faux arrêtés antidatés de recrutement des agents et de création des écoles fictives, ainsi que l’explosion du personnel non enseignant au détriment du personnel enseignant.
Déclaration de la Banque mondiale sur le Projet pour l’Equité et le Renforcement du Système Educatif
En juin 2020, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le Projet pour l’Equité et le Renforcement du Système Educatif (PERSE), d’une valeur de 800 millions de dollars échelonné sur quatre ans. Ce projet appuie le programme de gratuité de l’enseignement primaire du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et vise à alléger le fardeau des frais de scolarité des ménages, à améliorer l’accès à l’enseignement primaire dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Lomami, Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Kwilu, Kinshasa et Kongo-Central, et à renforcer les systèmes fondamentaux de gouvernance dans le secteur de l’éducation. Un premier versement de 100 millions de dollars américains était prévu en décembre 2020, sur la base des résultats produits par l’EPST.
La Banque se félicite de l’engagement au plus haut niveau des autorités de la République Démocratique du Congo à promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques. Il convient de noter en particulier l’enquête menée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur le secteur de l’éducation qui a révélé, selon des informations parues dans la presse, des manquements, notamment des cas de fraude et de détournements de fonds publics, ainsi que des faiblesses dans les contrôles internes. Tenant compte de ces conclusions, le décaissement prévu au mois de décembre a été reporté à une date ultérieure, pendant que la Banque mondiale exerce également sa responsabilité fiduciaire.
Le Hautpanel