Les habitants de la localité de Kabati, situé au Nord du village Kingi, en territoire de Masisi vivent comme ceux des siècles antérieurs. A ce jour, en cas de deuil, ils enterrent les morts devant ou derrière leurs maisons, dans des parcelles familiales.
C’est le constat fait par Lehautpanel.com, lors d’une descente sur place. La grande partie de la population de ce coin de la province du Nord-Kivu, ne connait pas d’infrastructures de base. Dans le village entier, il n’y a pas de cimetière, par exemple. Les hôpitaux sont en très petit nombre (moins de 3), pas de terrain communautaire de sport ni de jeu.
La population n’est vouée qu’à elle-même. Elle vit de l’élevage et des travaux de champs, alors que les terres deviennent progressivement moins productives. Après le champ, quelques produits récoltés sont difficilement acheminés dans un marché dont regorge le village Kingi.
Selon Kanyabungo Shamwami III, chef du village, « plus de 40 000 habitants disséminés sur les 15 kilomètres-carré de superficie du village, n’ont qu’un petit marché où écouler leurs produits. Les habitants de Kabati, parcourent une dizaine de kilomètres de route à pied pour atteindre le marché.
Il n’y a presque pas d’écoles dans cette entité coutumière. Les enfants de différentes notabilités vont étudier dans moins de quatre écoles primaires, étant obligés de parcourir plus de 7 kilomètres. Les élèves du secondaire, quant à eux, n’ont qu’une seule école. Les pygmées, eux, ont difficilement accès à l’éducation », déplore le chef du village Kingi.
Le village Kingi est situé au Nord de la cité de Sake, en territoire de Masisi, province du Nord-Kivu. Il est situé à une altitude de 2013 mètres. La vie n’y est presque pas aisée, et il n’y a aucune ressource y allouée par le gouvernement congolais, à en croire le chef Kanyabungo Shamwami III.
ISSA Félix/Le Hautpanel