L’ex-ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, devra encore patienter avant de connaître son sort devant la Cour de cassation.
Prévu ce mercredi 27 août 2025, le prononcé du verdict a finalement été reporté pour des raisons d’organisation, selon ses avocats.
« La Cour nous a adressé une correspondance précisant que ce report est purement organisationnel. Dans les cinq prochains jours, nous serons rappelés pour entendre l’arrêt, qu’il soit favorable ou défavorable à notre client. Maître Constant Mutamba était déjà en route, espérant un acquittement, mais il a été stoppé dans les embouteillages monstres de Kinshasa et découragé par la nouvelle », a expliqué l’un de ses conseils.
Cette décision n’a pas manqué de raviver les tensions. Des militants de la NOGEC, parti cher à Mutamba, se sont mobilisés dans plusieurs quartiers de la capitale, obligeant la police à renforcer sa présence autour du bâtiment de la Cour.
Des jeeps, des bus et des unités anti-émeute ont été déployés pour contenir toute dérive.
Le dossier reste explosif. Le ministère public réclame dix ans de travaux forcés contre l’ancien ministre, l’accusant d’avoir détourné 19 millions de dollars initialement destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani.
Les poursuites évoquent un marché conclu en gré à gré avec la société Zion Construct, une entreprise jugée fictive : pas de siège social, pas de personnel, aucune garantie bancaire, mais pourtant récipiendaire des fonds publics.
Les juges de la Cour de cassation devront trancher dans les jours à venir. Et ce verdict attendu s’annonce comme un tournant majeur dans une affaire qui tient en haleine l’opinion publique congolaise.