Les récentes décisions des puissances européennes, communément appelées les E3, sur la réimposition des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’Iran révèlent une réalité inquiétante : dans ce que l’on présente comme « l’ordre international fondé sur des règles », la force prime sur le droit.
Ce mécanisme, loin de promouvoir la justice ou le respect des accords internationaux, semble favoriser ceux qui imposent leur volonté.
Le jeudi 28 août 2025, Marco Rubio a lui-même reconnu dans un communiqué de presse que la démarche des E3 n’était pas motivée par une nécessité juridique ou un jugement impartial. Il s’agit, en réalité, d’une obéissance directe au NSPM-2 des États-Unis, daté du 2 février 2025.
Ce document reflète l’influence dominante de Washington, un acteur qui n’est même pas partie prenante du JCPOA mais qui, depuis sa sortie unilatérale de l’accord en 2018, continue de façonner la dynamique régionale selon ses propres intérêts.
Cette situation met en lumière le rôle du « violateur » qui dicte les règles du jeu. Le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018 a déclenché une série d’événements qui fragilisent la diplomatie multilatérale et illustrent comment un État peut instrumentaliser le droit international pour poursuivre ses ambitions géopolitiques.
En résumé, les E3, au lieu de défendre un ordre légal et juste, semblent agir comme de simples relais des décisions américaines, illustrant ainsi les limites d’un système international où le respect des règles est souvent secondaire face à la puissance et aux intérêts stratégiques.