Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a tiré la sonnette d’alarme lundi 24 novembre 2025, sur une situation mondiale préoccupante : les droits de l’homme seraient aujourd’hui en « mode survie ».
Lors d’une rencontre au Forum des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme à Genève, il a expliqué que son organisme, comme beaucoup d’autres, souffre d’un recul des financements et de pressions législatives.
Le Haut-commissariat aux droits de l’homme n’a ainsi reçu que 73 % des contributions prévues pour 2025, tandis que le principal contributeur, les États-Unis, a suspendu ses versements depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.
Ces tensions financières mettent l’ensemble de l’écosystème des droits de l’homme « sur les genoux », a averti M. Türk.
Face à ce défi, l’ONU travaille à la création d’une « alliance globale pour les droits de l’homme » réunissant États, entreprises, société civile et philanthropes afin de renforcer la protection de ces droits fondamentaux.
Le Haut-Commissaire a également pointé du doigt le recul des politiques sur la diversité, l’égalité et l’inclusion (DEI), fragilisées dans certains pays, notamment aux États-Unis.
Volker Türk conclut que, sans un soutien accru et concerté, les droits de l’homme risquent de s’affaiblir durablement, menaçant les protections fondamentales sur lesquelles reposent les sociétés démocratiques.
Le Hautpanel
