La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, se sont rendus ce vendredi 09 janvier 2026 à Damas pour discuter du renforcement des relations bilatérales avec la Syrie. Ils ont rencontré le président syrien, Ahmed al-Shaara, afin d’évoquer ce nouveau chapitre des relations bilatérales , articulé autour de trois axes :
Un nouveau partenariat politique soutenant une transition pacifique et inclusive et la réconciliation en Syrie, ainsi que la réintégration régionale du pays ;
Renforcement de la coopération commerciale et économique, notamment grâce à la participation de la Syrie aux initiatives du Pacte pour la Méditerranée , appuyée par un important programme financier pour 2026 et 2027 afin de permettre la reprise socio-économique, la reconstruction et la facilitation des investissements privés ;
Un programme de soutien financier d’environ 620 millions d’euros pour 2026 et 2027, comprenant une aide humanitaire, un soutien au redressement rapide et une aide bilatérale.
La présidente von der Leyen a déclaré : « Il y a plus d’un an, des décennies de peur, de silence et de violence d’État ont enfin commencé à laisser place à l’espoir, aux opportunités et à la possibilité d’un renouveau. Nous savons que le chemin de la réconciliation et du redressement est semé d’embûches. Guérir, reconstruire des vies et rétablir la confiance dans les institutions prend du temps. Nous sommes réunis aujourd’hui pour œuvrer pour la Syrie et pour tous les Syriens, afin de concrétiser l’objectif d’une Syrie nouvelle , pacifique, inclusive et sûre. »
Le président a salué les progrès importants accomplis par les autorités intérimaires malgré les défis persistants. La voie d’une réconciliation et d’une reconstruction durables doit s’appuyer sur des réformes efficaces, que l’UE continuera de soutenir.
L’intensification des efforts connexes et la participation de la Syrie aux initiatives menées dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée constituent un élément clé pour une transition inclusive réussie et son intégration future dans l’économie régionale et mondiale.
Contexte
La chute du régime d’Assad en décembre 2024 a ouvert la voie à une nouvelle Syrie et à la reprise des relations bilatérales. L’UE a réaffirmé son engagement à se tenir aux côtés du peuple syrien et à soutenir une transition pacifique, inclusive, menée et prise en charge par les Syriens, afin de contribuer à bâtir un avenir meilleur pour tous les Syriens .
« Il y a plus d’un an, des décennies de peur, de silence et de violence d’État ont enfin laissé place à l’espoir, aux opportunités et à la possibilité d’un renouveau. Nous savons que le chemin de la réconciliation et du redressement est semé d’embûches. Guérir, reconstruire des vies et rétablir la confiance dans les institutions prend du temps. Nous sommes réunis aujourd’hui pour œuvrer pour la Syrie et pour tous les Syriens, afin de concrétiser l’objectif d’une Syrie nouvelle, pacifique, inclusive et sûre », a déclaré Ursula von der Leyen.
Depuis 2011, le soutien de l’UE a été constant et sans faille, fournissant une aide politique et financière de plus de 38 milliards d’euros. En mars 2025, les autorités de transition ont participé pour la première fois à la neuvième conférence de Bruxelles, au cours de laquelle des promesses de dons ont été recueillies pour la Syrie et ses voisins, s’élevant à 5,8 milliards d’euros. L’UE s’est engagée à verser 2,5 milliards d’euros pour 2025 et 2026.
En 2025, l’UE a levé toutes les sanctions économiques imposées à la Syrie et a co-organisé avec succès, avec les autorités, la Journée du dialogue à Damas, réunissant plus de 300 représentants de la société civile syrienne. Cet événement a permis de renforcer la confiance, d’intensifier le dialogue et de consolider les fondements d’un avenir inclusif pour tous les Syriens.
L’UE a également mobilisé plus de 424 millions d’euros pour la Syrie, dont un programme de 175 millions d’euros destiné à soutenir le redressement socio-économique et le renforcement des institutions syriennes, ainsi qu’à promouvoir la justice transitionnelle, la responsabilité et les droits de l’homme.
Au-delà des besoins internes à la Syrie, la Commission continue de soutenir et de répondre aux besoins des réfugiés syriens et de leurs communautés d’accueil dans la région.
Le Hautpanel
