La réunion de la Coalition des volontaires, tenue à Paris, a marqué une étape décisive dans le soutien international à l’Ukraine. À l’issue des discussions, mardi 6 janvier 2026 à Paris, deux documents stratégiques ont été adoptés : une déclaration commune réunissant l’ensemble des pays membres de la Coalition et une déclaration trilatérale entre la France, le Royaume-Uni et l’Ukraine, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Selon le chef de l’État ukrainien, ces textes constituent une avancée juridique et politique majeure, permettant aux États partenaires et à leurs parlements de se préparer au déploiement de forces multinationales dès que la voie diplomatique mènera à la fin de la guerre.
« Grâce à ces documents, nous renforçons notre action juridique afin d’être pleinement prêts à déployer les forces de la Coalition lorsque la diplomatie mettra fin à la guerre », a déclaré Volodymyr Zelensky.
Des garanties de sécurité clairement définies
La Coalition des volontaires a identifié les pays prêts à prendre des responsabilités spécifiques dans les garanties de sécurité terrestres, aériennes, maritimes, ainsi que dans la reconstruction de l’Ukraine. Les discussions ont également permis de définir les effectifs nécessaires, les structures de commandement, les mécanismes de contrôle et les modalités de financement, notamment pour assurer la pérennité et la taille adéquate de l’armée ukrainienne.
Le président ukrainien a souligné que les responsables militaires français, britanniques et ukrainiens ont travaillé de manière approfondie sur le déploiement des forces, les types d’armements et les capacités opérationnelles requises pour garantir une sécurité durable.
Par ailleurs, Volodymyr Zelensky a confirmé l’existence d’échanges approfondis avec l’administration américaine sur le suivi du respect du cessez-le-feu et les futures garanties de sécurité.
« Les États-Unis sont prêts à travailler sur ce dossier. L’un des éléments essentiels reste la dissuasion, afin d’empêcher toute nouvelle agression russe », a-t-il insisté.
L’Ukraine et les États-Unis ont également progressé sur des documents juridiquement contraignants en matière de sécurité, dont la signature pourrait intervenir prochainement, sous réserve notamment de l’approbation du Congrès américain.
La défense aérienne au cœur des priorités
Face à la poursuite des frappes russes contre les infrastructures énergétiques et civiles, le renforcement de la défense aérienne ukrainienne demeure une priorité constante. Cette question a été abordée tant lors de la réunion de Paris que lors d’échanges précédents avec le président américain Donald Trump.
Le président français Emmanuel Macron a souligné la mise en place de mécanismes de surveillance du cessez-le-feu, la préparation de forces multinationales post-conflit et l’importance d’achever un plan de relance économique pour l’Ukraine.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a insisté sur la nécessité d’assurer la sécurité à long terme de l’Ukraine, dénonçant l’absence de volonté de compromis de la Russie et appelant à maintenir la pression, notamment sur le secteur énergétique russe.
De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz a rappelé que les futures garanties de sécurité devaient être durables et efficaces, à la différence des accords de Minsk.
Cette rencontre a été qualifiée de plus représentative jamais organisée par la Coalition des volontaires. Elle a réuni de nombreux chefs d’État et de gouvernement européens, les dirigeants des institutions européennes, le secrétaire général de l’OTAN, ainsi que des représentants des États-Unis, du Canada, de l’Australie, du Japon et de la Nouvelle-Zélande.
Selon Steve Witkoff, représentant de l’équipe du président américain, des progrès significatifs ont déjà été réalisés dans l’élaboration des documents clés devant conduire à la paix et au redressement de l’Ukraine.
Le Hautpanel
