À la demande du Danemark, le Président français Emmanuel Macron a officiellement confirmé la participation de l’armée française aux exercices militaires conjoints organisés au Groenland dans le cadre de l’Opération Endurance Arctique. Cette décision marque une étape importante dans le renforcement de la coopération militaire européenne dans l’Arctique, une région devenue hautement stratégique.
» A la demande du Danemark, j’ai décidé que la France participera aux exercices conjoints organisés par le Danemark au Groenland, l’Opération Endurance Arctique. De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront », a écrit Emmanuel Macron mercredi 14 janvier 2026 sur son compte X.
Selon une source officielle française, « de premiers éléments militaires sont déjà en route vers le Groenland, et d’autres suivront dans les prochains jours ». Ces manœuvres visent à améliorer l’interopérabilité entre alliés, à renforcer la préparation opérationnelle dans des conditions climatiques extrêmes et à affirmer une présence collective dans le Grand Nord.
Un engagement européen face à un Arctique de plus en plus convoité
L’Opération Endurance Arctique s’inscrit dans un contexte de montée des rivalités internationales autour de l’Arctique, une zone riche en ressources naturelles, stratégique pour les routes maritimes et cruciale pour les systèmes de défense avancés.
Si le Danemark, via le Groenland, reste souverain sur ce territoire autonome, les États-Unis manifestent depuis plusieurs années un intérêt stratégique croissant pour l’île, notamment pour des raisons de sécurité nationale. Washington considère le Groenland comme un maillon essentiel de son dispositif de défense antimissile et de surveillance du Grand Nord, ce qui alimente régulièrement les débats sur l’équilibre des influences dans la région.
Sans évoquer de menace directe, plusieurs observateurs estiment que la pression diplomatique et stratégique américaine pousse les Européens à renforcer leur coordination, afin de préserver la souveraineté danoise et l’autonomie du Groenland dans un cadre multilatéral.
En rejoignant cette opération, la France confirme son ambition d’être un acteur crédible de la sécurité européenne, y compris au-delà de ses zones traditionnelles d’intervention. Paris entend ainsi soutenir ses partenaires, tout en affirmant une vision de l’Arctique fondée sur la coopération, le respect du droit international et la stabilité régionale.
Cette participation illustre également la volonté française de ne pas laisser l’Arctique devenir un terrain de rivalités unilatérales, mais plutôt un espace de collaboration entre alliés, face aux enjeux climatiques, sécuritaires et géopolitiques majeurs.
Un signal politique fort
Au-delà de l’aspect militaire, l’Opération Endurance Arctique envoie un signal politique clair : l’Europe entend jouer un rôle actif dans la défense de ses intérêts stratégiques au Groenland et dans l’Arctique, face aux appétits croissants des grandes puissances.
La présence française aux côtés du Danemark renforce ainsi l’architecture de sécurité européenne dans une région appelée à devenir l’un des principaux théâtres géopolitiques du XXIᵉ siècle.
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