L’opposant congolais Nathanaël Onokomba a reçu, mercredi 14 janvier 2026, la visite de son avocat, Me Mwanabwato Godefroy, à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, au lendemain de son transfert dans cet établissement pénitentiaire. Selon son conseil, le président du mouvement Le Congo Qui Inspire « va bien » et affiche « un moral au zénith », malgré les épreuves traversées depuis son arrestation.
D’après Me Mwanabwato Godefroy, son client aurait subi des actes de torture lors de sa détention préalable au cachot du Conseil national de cyberdéfense (CNC), ainsi que des interrogatoires qualifiés de « musclés », menés devant caméra. L’avocat dénonce des traitements contraires aux droits fondamentaux et assure suivre de près l’évolution de la situation juridique de son client.
Cette visite intervient dans un contexte de forte tension politique. Dans un communiqué rendu public, le mouvement « Le Congo Qui Inspire » affirme que son président, Nathanaël Onokomba, aurait été « kidnappé » à la suite d’une conférence tenue à la Salle Paquebot, à Kinshasa, le 5 janvier 2026. Selon ce mouvement, l’enlèvement serait survenu après une prise de parole publique jugée légitime et s’inscrirait dans une dynamique d’intimidation visant à réduire au silence une voix critique du pouvoir.
Le communiqué dénonce une « atteinte grave à la liberté d’expression et aux principes démocratiques », estimant que la parole citoyenne ne serait tolérée que lorsqu’elle s’aligne sur les positions officielles. Tout en condamnant fermement cet acte, le mouvement appelle à une mobilisation pacifique et invite l’opinion nationale et internationale à partager largement l’information afin que, selon ses termes, « la vérité ne soit pas étouffée ».
Malgré sa détention, Nathanaël Onokomba se montre déterminé, selon son avocat, et reste confiant quant à l’issue de sa situation. Son cas relance le débat sur le respect des droits humains, la liberté d’expression et l’espace démocratique en République démocratique du Congo, dans un contexte où plusieurs acteurs de la société civile et de l’opposition dénoncent un rétrécissement des libertés publiques.
Le Hautpanel
