Le dirigeant américain Donal J. Trump a annoncé vendredi 16 janvier 2026, dans une correspondance diplomatique majeure adressée à Abdel Fattah Al Sissi, Président de la République arabe d’Égypte, son intérêt de relancer médiation américaine sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) entre les parties en conflit.
Trump met en lumière le rôle central du Caire dans les équilibres sécuritaires et politiques du Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique. Dans cette lettre, le Président des États-Unis, Donald J. Trump, exprime sa reconnaissance pour le leadership égyptien et son engagement déterminant dans la médiation régionale, notamment dans le contexte du conflit opposant Israël et le Hamas depuis les événements tragiques du 7 octobre 2023.
Le Président américain souligne les lourdes conséquences de cette guerre sur l’Égypte et l’ensemble de ses voisins, tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire et diplomatique. Il salue la constance du Président Al Sissi face aux multiples défis auxquels son pays est confronté, réaffirmant le soutien des États-Unis au peuple égyptien et à la stabilité régionale.
Au-delà de la crise au Moyen-Orient, la lettre met un accent particulier sur un autre dossier stratégique majeur : le partage des eaux du Nil et le différend autour du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Donald Trump se dit prêt à relancer activement la médiation américaine entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan afin de parvenir à un accord définitif, responsable et équitable sur l’utilisation des ressources hydriques du Nil.
« Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil. Mon gouvernement et moi-même comprenons l’importance capitale du Nil pour l’Égypte et son peuple, et je souhaite contribuer à la mise en place d’un accord qui réponde aux besoins en eau de l’Égypte, de la République du Soudan et de l’Éthiopie pour les générations futures », a écrit le président américain Donald Trump dans cette correspondance.
Reconnaissant le caractère vital du fleuve pour l’Égypte et son peuple, le Président américain insiste sur le principe selon lequel aucun État ne devrait s’approprier unilatéralement les ressources naturelles communes au détriment de ses voisins. Il plaide pour des négociations justes, transparentes et fondées sur une expertise technique solide, avec un rôle renforcé des États-Unis dans la coordination et la surveillance du processus.
« Les États-Unis affirment qu’aucun État de cette région ne devrait s’approprier unilatéralement les ressources naturelles du Nil et pénaliser ses voisins. Je suis convaincu qu’avec une expertise technique adéquate, des négociations justes et transparentes, et un rôle fort des États-Unis dans la surveillance et la coordination entre les parties, nous pouvons parvenir à un accord durable pour tous les pays riverains du Nil », a ajouté Trump.
La vision défendue repose sur une approche concertée permettant de garantir des débits d’eau prévisibles en période de sécheresse ou de faible crue, tout en préservant les intérêts vitaux de l’Égypte et du Soudan. Parallèlement, cette approche offrirait à l’Éthiopie la possibilité de produire d’importantes quantités d’électricité grâce au GERD, une énergie qui pourrait être partagée ou commercialisée au bénéfice des pays riverains du Nil.
Donald Trump réaffirme que la résolution pacifique du différend autour du barrage de la Renaissance constitue une priorité stratégique, s’inscrivant dans une vision plus large de paix durable au Moyen-Orient et en Afrique. Il exprime enfin l’espoir que ce différend, bien que légitime, ne dégénère pas en confrontation militaire majeure entre l’Égypte et l’Éthiopie.
Cette initiative diplomatique, copiée à plusieurs dirigeants influents de la région – notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, en Éthiopie et au Soudan – illustre la volonté américaine de jouer un rôle d’arbitre actif dans les grands dossiers géopolitiques africains et moyen-orientaux. Elle confirme surtout la place stratégique de l’Égypte comme pilier de la stabilité régionale et acteur incontournable de la diplomatie africaine et arabe.
Le Hautpanel
