À quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a publié un communiqué ferme et sans équivoque, vendredi 16 janvier 2026, exprimant ses vives inquiétudes face à plusieurs dysfonctionnements majeurs constatés dans la préparation de la finale de la CAN 2025 face au Maroc, pays hôte de la compétition continentale. Un signal d’alerte adressé à la Confédération Africaine de Football (CAF) et au Comité d’Organisation Local, au nom du respect de l’équité sportive, de la sécurité et du fair-play.
Un accueil jugé indigne d’une finale continentale
La FSF déplore en premier lieu l’absence d’un dispositif sécuritaire adéquat lors de l’arrivée de la délégation sénégalaise à la gare ferroviaire de Rabat. Selon la Fédération, joueurs et encadreurs ont été exposés à une promiscuité excessive, les plaçant dans des conditions incompatibles avec les standards exigés pour une compétition de ce niveau. Une situation préoccupante, tant sur le plan sécuritaire que symbolique, à la veille d’une finale africaine.
Une bataille pour un hébergement conforme aux standards
Sur le plan logistique, la FSF révèle avoir dû engager une protestation officielle par courrier afin d’obtenir un hébergement répondant aux normes requises. Ce n’est qu’après cette démarche qu’un hôtel de catégorie cinq étoiles a été attribué à l’équipe nationale sénégalaise, garantissant enfin des conditions optimales de repos et de récupération pour les Lions.
Un problème d’équité sportive concernant les sites d’entraînement
Autre point de crispation majeur : le site d’entraînement. La Fédération Sénégalaise de Football a officiellement notifié à la CAF son refus catégorique de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, considéré comme le camp de base de l’équipe adverse. Une situation perçue comme une atteinte à l’équité sportive. À ce jour, la FSF affirme n’avoir reçu aucune notification officielle concernant un site alternatif pour les séances d’entraînement de l’équipe sénégalaise.
Billetterie : des restrictions jugées pénalisantes pour les supporters sénégalais
La question de la billetterie reste également au cœur des préoccupations. La FSF indique que la dotation officielle se limite à deux billets VVIP, tout en déplorant l’impossibilité d’acheter des billets VIP et VVIP, contrairement à ce qui avait été autorisé lors des demi-finales.
Bien que la Fédération ait pu acquérir le quota maximal autorisé par la CAF : 300 billets en Catégorie 1, 850 en Catégorie 2 et 1 700 en Catégorie 3, ces chiffres demeurent insuffisants face à l’engouement massif des supporters sénégalais, une situation que la FSF juge injustement restrictive.
Face à l’accumulation de ces manquements, la Fédération Sénégalaise de Football appelle la CAF et le Comité d’Organisation Local à prendre sans délai toutes les mesures correctives nécessaires afin de garantir l’égalité de traitement, la sécurité des délégations et le respect des principes fondamentaux du fair-play. À la veille d’un rendez-vous historique pour le football africain, ce communiqué rappelle que la réussite d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations ne se joue pas seulement sur le terrain, mais aussi dans la qualité de son organisation, son impartialité et le respect dû à toutes les nations participantes.
Le Hautpanel
