Depuis le 8 janvier 2026, l’Iran est secoué par une répression sanglante. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants et des passants dans plusieurs villes, dont Téhéran, Kermanshah, Mashhad, Alborz et d’autres provinces, faisant des milliers de morts et de blessés. Des images et vidéos authentifiées montrent des corps empilés dans des morgues et des cimetières, parfois marqués par des blessures par balle à la tête ou au torse.
À Téhéran, plus de 400 corps ont été recensés uniquement dans la morgue de Kahrizak, tandis que le cimetière Behesht-e Zahra aurait accueilli entre 1 500 et 2 000 autres victimes.
Les témoignages recueillis par Human Rights Watch décrivent des scènes effroyables : des manifestants abattus alors qu’ils tentaient de rentrer chez eux, des femmes et des jeunes visés par des tirs, et un recours systématique à la force létale contre des populations non armées. Les autorités ont également restreint Internet et les communications, empêchant la diffusion de l’ampleur réelle de la répression.
Ces massacres rappellent brutalement que les dirigeants qui tuent leur propre peuple continueront d’ignorer les droits humains tant qu’ils ne sont pas tenus responsables. Human Rights Watch appelle les États membres de l’ONU à convoquer d’urgence une session spéciale du Conseil des droits de l’homme et à soutenir une enquête internationale sur ces atrocités, afin de garantir que justice soit rendue aux victimes et que les responsables soient poursuivis.
De nouvelles informations obtenues par Iran International suggèrent que la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et plusieurs de ses groupes paramilitaires internationaux sont responsables de la répression brutale des manifestants anti-régime à Téhéran les 8 et 9 janvier, répression qui, selon des témoins sur place, aurait fait plus de 5 000 morts. Des combattants de plusieurs groupes paramilitaires soutenus par l’Iran, dont la brigade Fatemiyoun en Afghanistan, la brigade Zainabiyoun au Pakistan et les Forces de mobilisation populaire (FMP) irakiennes, auraient participé au massacre.
Le Hautpanel
