L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo et Vice-président national du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Aubin Minaku est arrêté dimanche 18 janvier 2026 à Kinshasa.
Ce proche de l’ancien chef d’Etat Joseph Kabila, actuellement opposant au régime Tshisekedi a été arrêté dans la nuit du 18 janvier 2026, vers 1 heure du matin, dans sa résidence privée.
Selon son parti, une centaine d’hommes lourdement armés, dont certains en tenues de la Garde républicaine et d’autres en tenues civiles, ont pris d’assaut le domicile sans présenter de mandat, sans s’identifier et en violation flagrante des principes élémentaires de l’État de droit. Les assaillants ont escaladé les murs et neutralisé les agents de sécurité sous la menace d’armes, les forçant à s’allonger au sol. Deux gardes ont été emmenés de force, à coups de gifles, pour frapper aux portes de la maison et indiquer l’endroit où se trouverait Aubin Minaku.
Le PPRD a poursuivi en soulignant :
« Une jeune employée de maison d’environ 25 ans, retenue dans une annexe, a été violemment frappée, avec menaces d’armes lourdes, pour indiquer l’endroit où se trouveraient les clés d’accès à la maison. Parallèlement, les caméras de surveillance ont été systématiquement détruites et la base centrale du système d’enregistrement emportée, pour effacer toute trace de leur fonctionnement. Un groupe a violemment cassé la fenêtre d’une chambre occupée par des enfants, tandis qu’un autre s’introduisait par la cuisine.
Ayant entendu les coups ou les bruits de casse, le camarade Aubin Minaku s’est volontairement présenté à eux pour éviter toute violence. Il a été sommé de s’habiller prestement puis emporté vers une destination inconnue. Tous les téléphones des membres de la famille ont été confisqués et emportés ».
Nous ne connaissons pas encore les raisons de cette arrestation, au moment où les acteurs politiques congolais et le gouvernement de la République envisagent d’aller vers un dialogue national pour résoudre la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.
Le Hautpanel
