Le football africain est secoué par une nouvelle controverse majeure. Le Maroc a officiellement engagé une action en justice contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football association (FIFA), à la suite du retrait des joueurs sénégalais lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Une décision que Rabat juge contraire aux règlements en vigueur et susceptible d’avoir faussé le déroulement normal de la rencontre.
Selon les autorités sportives marocaines, l’absence ou le retrait des joueurs sénégalais à un moment clé de la finale aurait eu un impact direct sur la performance des Lions de l’Atlas et sur l’équité sportive du match. Pour étayer sa démarche, le Maroc s’appuie sur les dispositions précises du chapitre 35 du règlement de la CAN, relatif aux forfaits.
Les articles du règlement CAF au cœur du litige
Le Maroc invoque principalement les articles 82 à 87 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.
L’article 82 stipule qu’une équipe qui se retire de la compétition, refuse de jouer ou quitte le terrain sans autorisation de l’arbitre est déclarée perdante et éliminée définitivement.
L’article 83 précise qu’une équipe absente du terrain, en tenue réglementaire, à l’heure du coup d’envoi (ou 15 minutes après) perd le match par forfait.
L’article 84 fixe la sanction sportive : défaite par forfait sur le score de 3-0, avec possibilité de mesures disciplinaires supplémentaires.
Les articles 85 à 87 renforcent ces dispositions en évoquant l’exclusion du tournoi et les conséquences sur le classement et la suite de la compétition.
Pour Rabat, ces textes sont clairs : toute situation assimilable à un retrait ou à un refus de jouer devait entraîner des sanctions immédiates, ce qui, selon le Maroc, n’a pas été appliqué conformément au règlement.
Une affaire aux lourdes implications
Au-delà du simple contentieux sportif, cette affaire pose la question du respect strict des règlements et de la crédibilité des instances dirigeantes du football africain. Si la justice venait à donner raison au Maroc, les conséquences pourraient être majeures : remise en cause du résultat de la finale, sanctions sportives, voire réformes dans l’application des règlements de la CAF.
De son côté, le Sénégal n’a pas encore officiellement réagi en détail à cette procédure, tandis que la CAF et la FIFA ont condamné des comportements scandaleux de l’équipe sénégalaise.
Une chose est sûre : cette finale Sénégal–Maroc, déjà historique sur le plan sportif, pourrait désormais marquer un tournant juridique important dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations.
Le Hautpanel
