L’Union européenne est intransigeante au sujet de l’intégrité territoriale et la souveraineté du Groenland. C’est ce qui ressort de la déclaration commune du président du conseil européen Antonio Costa et de la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen sur le Groenland, le samedi 17 janvier 2026.
Selon eux, l’intégrité territoriale et la souveraineté du Groenland sont des principes fondamentaux du droit international. Elles sont essentielles aux yeux de l’Europe et de la communauté internationale dans son ensemble.
« Nous n’avons cessé de souligner notre intérêt transatlantique commun pour la paix et la sécurité dans l’Arctique, y compris par l’intermédiaire de l’OTAN. L’exercice danois précoordonné, mené avec les alliés, répond à la nécessité de renforcer la sécurité dans l’Arctique et ne représente aucune menace pour quiconque », ont-ils souligné.
Pour Trump, la sécurité nationale des États-Unis et du monde entier est en jeu, car la Chine et la Russie convoitent le Groenland.
« Après des siècles, il est temps pour le Danemark de rendre la pareille – la paix mondiale est en jeu ! La Chine et la Russie convoitent le Groenland, et le Danemark est impuissant. Il dispose actuellement de deux traîneaux à chiens pour sa protection, dont un récemment ajouté. Seuls les États-Unis d’Amérique, sous la présidence de Donald J. Trump, peuvent jouer à ce jeu, et avec brio ! Personne ne touchera à cette terre sacrée, d’autant plus que la sécurité nationale des États-Unis et du monde entier est en jeu », a écrit Trump sur son reseau social Truth social.
Et de poursuivre : « De plus, le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland, pour des raisons inconnues. C’est une situation très dangereuse pour la sécurité et la survie de notre planète. Ces pays, qui jouent à ce jeu dangereux, prennent des risques inacceptables et insoutenables ».
Face à cela, Donald Trump annonce des mesures économiques coercitives : à partir du 1er février 2026, un droit de douane de 10 % sur toutes les marchandises en provenance des pays cités et entrant aux États-Unis ; à compter du 1er juin 2026, ce taux serait porté à 25 %.
Pour sa part, l’UE reste pleinement solidaire au Danemark et à la population du Groenland. Le dialogue reste essentiel et nous sommes déterminés à poursuivre le processus entamé déjà la semaine dernière entre le Royaume du Danemark et les États-Unis.
« De nouveaux droits de douane compromettraient les relations transatlantiques et risqueraient d’entraîner une spirale dangereuse. L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté« , ont-ils poursuivi.
Le Hautpanel
