Martin Fayulu, leader de l’opposition congolaise, s’est élevé contre l’arrestation d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et proche de l’ancien chef d’État Joseph Kabila. Selon le message publié mercredi 21 janvier 2026 par Fayulu sur son compte X.
« Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? » a-t-il déclaré, rappelant que la Constitution de la RDC est claire sur ces droits. Il a spécifiquement cité les alinéas 1 et 2 de l’article 17 ainsi que l’article 18 :
Article 17 : « La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l’exception. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit. Nul ne peut être poursuivi pour une action ou une omission qui ne constitue pas une infraction au moment où elle est commise et au moment des poursuites. Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui ne constitue pas une infraction à la fois au moment où elle est commise et au moment de la condamnation. Il ne peut être infligé de peine plus forte que celle applicable au moment où l’infraction est commise », indique la Constitution de la RDC.
Article 18 : « Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle, et ce, dans la langue qu’elle comprend. Elle doit être immédiatement informée de ses droits. La personne gardée à vue a le droit d’entrer immédiatement en contact avec sa famille ou avec son conseil. La garde à vue ne peut excéder quarante-huit heures. A l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente. Tout détenu doit bénéficier d’un traitement qui préserve sa vie, sa santé physique et mentale ainsi que sa dignité. »
Selon le PPRD, une centaine d’hommes lourdement armés, certains en tenue de la Garde républicaine et d’autres en civil, ont pris d’assaut le domicile de Minaku dans la nuit du 18 janvier 2026 vers 1 heure du matin, sans présenter de mandat ni s’identifier, ce qui constitue selon eux une violation flagrante des principes de l’État de droit. Cette arrestation relance le débat sur le respect des droits constitutionnels et des libertés fondamentales en République démocratique du Congo, dans un contexte de tensions persistantes entre le régime actuel et l’opposition.
Le Hautpanel
