Lors de ses entretiens avec le Président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, tenus ce jeudi 22 janvier 2026 à Moscou, le Président russe Vladimir Poutine a réaffirmé la position constante et historique de la Russie en faveur de la création et du plein fonctionnement d’un État palestinien comme seule voie vers un règlement durable du conflit au Moyen-Orient.
Rappelant que l’Union soviétique avait reconnu l’État de Palestine dès 1988, Vladimir Poutine a souligné que la Russie continue d’adhérer fermement à cette position, qu’il a qualifiée de « principielle et non conjoncturelle ». Selon lui, seule l’existence d’un État palestinien viable peut conduire à une solution définitive du conflit israélo-palestinien.
Les deux dirigeants ont également évoqué l’évolution des relations bilatérales russo-palestiniennes, qui se poursuivent malgré les tensions régionales. Bien que les échanges commerciaux restent modestes en volume, le président russe a noté une progression significative, avec un triplement du commerce entre les deux parties.
La coopération humanitaire et éducative occupe également une place importante dans ces relations. Actuellement, 150 jeunes Palestiniens poursuivent leurs études dans des universités et établissements de formation russes, dans le cadre des programmes de soutien au développement des compétences.
Sur le plan humanitaire, Vladimir Poutine a rappelé l’aide apportée par la Russie à la bande de Gaza durant les périodes les plus critiques de la crise. Plus de 800 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées, à travers une trentaine d’opérations, incluant notamment la livraison de blé, directement ou via des organisations internationales.
Les discussions ont enfin porté sur la situation sécuritaire à Gaza et sur l’initiative du Président des États-Unis visant à créer une nouvelle structure internationale dédiée au règlement de la crise palestinienne. À ce sujet, la Russie s’est dite prête à contribuer à hauteur d’un milliard de dollars à ce mécanisme, baptisé « Conseil de la Paix », afin de soutenir le peuple palestinien et financer la reconstruction de Gaza. Ces fonds proviendraient d’avoirs gelés aux États-Unis sous l’administration précédente, une option que Moscou juge réalisable et qui fait actuellement l’objet de discussions avec la partie américaine.
Le Hautpanel
