Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi 22 janvier 2026 que les États‑Unis déployaient une « armada massive » de navires de guerre, comprenant notamment le porte‑avions USS Abraham Lincoln et plusieurs destroyers, en direction du Golfe et de l’Iran. Selon Trump, cette force est envoyée comme mesure de dissuasion, et il a affirmé qu’il espérait éviter toute escalade militaire.
« Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent vers cette direction, au cas où. Je préférerais qu’il ne se passe rien », a‑t‑il déclaré depuis Air Force One, tout en soulignant que Washington surveillait « très de près » Téhéran et restait ouvert au dialogue.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, liées notamment à la répression de manifestations en Iran et aux inquiétudes américaines sur un éventuel redémarrage du programme nucléaire iranien.
Réponse iranienne
La réaction de Téhéran a été ferme. Le chef des Gardiens de la révolution islamique, le général Mohammad Pakpour, a déclaré que les forces iraniennes avaient « le doigt sur la gâchette » et étaient prêtes à répondre à toute agression.
De plus, d’autres responsables iraniens ont averti que toutes les bases et intérêts américains dans la région seraient considérés comme des cibles légitimes en cas d’attaque, indiquant une posture de riposte potentielle si les États‑Unis passaient à l’action militaire.
Ce face‑à‑face met en lumière une situation très tendue entre Washington et Téhéran, où dissuasion militaire, menaces réciproques et appels à la diplomatie coexistent, rendant la trajectoire des prochains jours difficile à prévoir.
Le Hautpanel
