La circulation des transports en commun à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a été paralysée ce lundi 26 janvier 2026 matin, à la suite d’un retrait massif des chauffeurs de la voie publique, a indiqué l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), section Kinshasa.
« La circulation n’a atteint que 3 à 5 % dans la capitale au cours de cette matinée, la quasi-totalité des chauffeurs ayant observé un arrêt de travail. La majorité des chauffeurs ne sont pas sortis, suite au non-paiement de certaines taxes imposées par les autorités provinciales », a déclaré Bienvenue Kakule, président de l’ACCO/Kinshasa.
Cette grève des conducteurs de véhicules de transport en commun a fortement perturbé les déplacements des habitants dans plusieurs communes de la capitale.
À Bandalungwa, dans le centre de Kinshasa, des centaines de personnes ont été contraintes de parcourir de longues distances à pied, tandis que d’autres ont eu recours aux motocyclistes pour se rendre au travail ou à l’école, a constaté nos reporters.
Au rond-point Ngaba, aucun taxi-bus ni taxi-moto n’a été observé lundi, en raison de cette grève décrétée par les différentes associations de chauffeurs. En revanche, dans le regroupement communal du district de la Tshangu, à l’est de Kinshasa, aucun mouvement de grève n’a été signalé.
Sur le boulevard Lumumba, au quartier 1 de la commune de N’djili, la circulation est restée timide. Les chauffeurs dénoncent les tracasseries administratives liées au contrôle des documents de circulation.
« Nous n’allons pas travailler aujourd’hui car nous en avons marre des tracasseries des différents services affectés au contrôle du permis de conduire, de l’autorisation de transport et de l’assurance. Ils exigent que tous ces documents soient achetés en même temps alors que nous sommes encore au début de l’année », a expliqué un conducteur.
Dans certains carrefours de la commune de Kintambo, au centre de la capitale, une paralysie de transport a été aussi observée. Cette situation fait suite à la fin de la courtoisie routière et à l’application de nouvelles règles strictes de circulation.
« On nous impose quatre conditions avant de rouler : payer la vignette, disposer d’un permis de conduire, être en ordre avec l’assurance et le contrôle technique. Pour satisfaire à toutes ces exigences, il faut près de 600 dollars, une somme hors de portée pour beaucoup de chauffeurs », a lancé un chauffeur de taxi.
Le Hautpanel
