Le ministère américain de la Justice (DOJ) a publié vendredi 30 janvier 2026, plus de 3 millions de pages supplémentaires de documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, en application de la loi sur la transparence des dossiers Epstein, promulguée par le président Donald Trump le 19 novembre 2025.
Cette nouvelle publication comprend plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. Ajoutées aux diffusions antérieures, elles portent le volume total de documents rendus accessibles au public à près de 3,5 millions de pages, selon un communiqué du Bureau des affaires publiques du ministère.
Les dossiers proviennent de cinq sources principales, notamment les procédures judiciaires menées en Floride et à New York contre Jeffrey Epstein, l’affaire new-yorkaise contre Ghislaine Maxwell, les enquêtes relatives à la mort d’Epstein, une affaire en Floride visant un ancien majordome du financier, plusieurs enquêtes du FBI ainsi que celle du Bureau de l’inspecteur général du DOJ.
Le ministère reconnaît avoir initialement collecté un volume excessif de documents. Les pièces non publiées relèvent notamment de documents en double, de contenus protégés par le secret professionnel, d’exceptions légales prévues par la loi, ou encore de documents sans lien avec les affaires Epstein ou Maxwell.
Plus de 500 avocats et examinateurs ont été mobilisés pour ce travail de longue haleine. Le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de New York a, en outre, mis en place un protocole d’examen renforcé afin de respecter une ordonnance judiciaire imposant que toute information permettant d’identifier une victime soit systématiquement expurgée avant publication.
Le ministère précise que les occultations ont été strictement limitées à la protection des victimes et de leurs familles. Certaines images à caractère pornographique ont été masquées, toutes les femmes concernées étant considérées comme des victimes. En revanche, aucun nom de personnalité publique ou de responsable politique n’a été occulté dans les documents publiés.
Les autorités avertissent également que le dossier peut contenir des documents falsifiés ou des éléments transmis de manière mensongère au FBI par des particuliers. Certaines pièces incluent notamment des allégations infondées visant le président Trump, transmises peu avant l’élection présidentielle de 2020. Le ministère souligne que ces accusations sont fausses, rappelant que Donald Trump n’a fait l’objet d’aucune poursuite en lien avec l’affaire Epstein et a toujours nié toute connaissance des crimes reprochés au financier.
Jeffrey Epstein, financier new-yorkais, a été retrouvé mort dans sa cellule à New York en août 2019, alors qu’il était en détention provisoire pour trafic sexuel de mineures. Bien que sa mort ait été officiellement qualifiée de suicide, elle continue d’alimenter de nombreuses controverses et théories du complot.
Condamné en Floride en 2008 pour sollicitation de prostitution auprès d’une mineure, Epstein avait bénéficié à l’époque d’un accord judiciaire controversé, malgré des éléments établissant des abus sexuels sur de jeunes filles mineures dans sa résidence de Palm Beach.
Le Hautpanel
