Les Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont lancé, ce lundi 16 février 2026, un exercice naval d’envergure dans le stratégique détroit d’Ormuz, sous l’appellation « Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz ». L’opération est supervisée par le général de division Mohammad Pakpour, figure clé de l’appareil militaire iranien.
Selon les médias d’État iraniens, ces manœuvres constituent une « réponse rapide, décisive et globale » face à ce que Téhéran qualifie de complots visant à déstabiliser la sécurité maritime régionale. Les exercices impliquent des unités navales rapides, des systèmes de missiles côtiers et des opérations de surveillance renforcées.
Un point névralgique du commerce mondial
Le détroit d’Ormuz est l’un des passages maritimes les plus sensibles au monde : environ un cinquième du pétrole mondial y transite. Toute démonstration militaire dans cette zone stratégique suscite donc une attention internationale accrue, notamment de la part des puissances occidentales et des marchés énergétiques.
Ces exercices interviennent dans un climat de renforcement militaire américain dans la région du Golfe. La présence accrue de bâtiments de guerre et de systèmes de défense dans les eaux environnantes alimente une dynamique de dissuasion mutuelle entre Washington et Téhéran.
Si l’Iran présente ces manœuvres comme défensives, elles envoient néanmoins un message clair : la République islamique entend affirmer sa capacité de contrôle et de réaction rapide dans cette voie maritime stratégique.
La situation reste suivie de près par les acteurs régionaux et internationaux, alors que toute escalade pourrait avoir des répercussions sécuritaires et économiques majeures à l’échelle mondiale.
Le Hautpanel
