Quatre jours après le lancement de l’opération Epic Fury, les États-Unis affichent une confiance totale. Lors d’une conférence de presse au Pentagone ce mercredi 4 mars 2026, le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, ont affirmé que l’offensive conjointe menée avec Israël produisait des « résultats historiques ».
Lancée le 28 février en coordination avec les Forces de défense israéliennes, l’opération vise trois objectifs majeurs : neutraliser les systèmes de missiles balistiques iraniens, détruire les capacités navales de Téhéran et empêcher durablement l’Iran de reconstituer sa puissance militaire, notamment nucléaire.
« Je me tiens devant vous aujourd’hui avec un message sans équivoque concernant l’opération Epic Fury : l’Amérique remporte une victoire décisive, dévastatrice et sans pitié », a déclaré Hegseth aux médias depuis la salle de presse du Pentagone.
Une baisse significative des capacités iraniennes
Selon le général Caine, les tirs de missiles balistiques iraniens auraient diminué de 86 % depuis le début des combats, avec une baisse supplémentaire de 23 % au cours des dernières 24 heures. Les attaques de drones unidirectionnels auraient, elles, chuté de 73 %.
Sur le plan maritime, le Commandement central américain (Centcom) affirme que plus de vingt navires iraniens ont été détruits. Un sous-marin d’attaque américain aurait même coulé un navire de combat iranien dans l’océan Indien à l’aide d’une torpille Mark 48 — une première depuis 1945, selon le Pentagone.
Vers un contrôle total de l’espace aérien
Sur le plan aérien, Pete Hegseth a déclaré que les forces américaines et israéliennes étaient proches d’obtenir un contrôle total de l’espace aérien iranien. Il a affirmé que cela permettrait des opérations continues, « jour et nuit », visant à neutraliser les infrastructures militaires stratégiques.
« J’espère que tous ceux qui nous regardent comprennent ce que signifient “espace aérien non contesté” et “contrôle total” : cela signifie que nous volerons jour et nuit… pour localiser, neutraliser et achever les missiles et la base industrielle de défense de l’armée iranienne ; pour localiser et neutraliser leurs dirigeants et leurs chefs militaires ; pour survoler Téhéran… [alors que] les dirigeants iraniens lèveront les yeux et ne verront que la puissance aérienne américaine et israélienne à chaque minute de chaque jour, jusqu’à ce que nous décidions que c’est terminé — et l’Iran ne pourra rien y faire », a déclaré Hegseth.
Le secrétaire à la Guerre a comparé la situation à un match de football où l’Iran aurait épuisé ses options tactiques face à un « blitz défensif » américain et israélien. Selon lui, l’élimination de plusieurs hauts responsables militaires iraniens dès le premier jour aurait fortement désorganisé la chaîne de commandement adverse.
Une intensification annoncée
Malgré ces annonces optimistes, Washington indique que l’opération ne fait que commencer. Le Centcom poursuivra ses frappes contre les lanceurs de missiles, les capacités navales et les infrastructures stratégiques iraniennes.
« Nous ne faisons que commencer », a conclu Hegseth, évoquant une puissance aérienne déjà supérieure à celle déployée lors de la phase initiale de l’opération Iraqi Freedom en 2003.
Alors que les tensions régionales restent vives, ces déclarations marquent une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran, avec des conséquences encore incertaines pour la stabilité du Moyen-Orient.
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