Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’État du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, a reçu ce mercredi 4 mars 2026, un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran.
Au cours de cet échange, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que les attaques de missiles menées par l’Iran visaient exclusivement des intérêts américains et non l’État du Qatar.
Une version catégoriquement rejetée par Doha. Le Premier ministre qatari a souligné que les faits sur le terrain démontrent clairement que les frappes ont touché des zones civiles et résidentielles à l’intérieur du territoire qatari. Parmi les sites affectés figurent les environs de l’Aéroport international Hamad, ainsi que des infrastructures vitales et des zones industrielles comprenant des installations stratégiques de production de gaz naturel liquéfié.
Selon Doha, ces attaques constituent une violation flagrante de la souveraineté de l’État du Qatar et des principes fondamentaux du droit international. Les autorités qataries ont également indiqué que les hostilités ne se limitaient pas aux missiles, mais incluaient l’usage de drones et l’intrusion d’aéronefs dans l’espace aérien national, lesquels auraient été interceptés par les forces armées qataries.
Le chef du gouvernement qatari a dénoncé une approche d’escalade de la part de Téhéran, estimant que ces actions ne traduisent aucune volonté réelle de désescalade ni de règlement pacifique, mais visent plutôt à entraîner des pays voisins dans un conflit qui n’est pas le leur.
Il a appelé à l’arrêt immédiat des attaques contre les États de la région qui ont choisi de se tenir à l’écart de cette guerre, exhortant à privilégier les intérêts supérieurs des peuples concernés et la stabilité régionale.
Tout en rappelant que le Qatar a toujours privilégié le dialogue et la diplomatie, Son Excellence a affirmé que son pays s’opposera fermement à toute agression portant atteinte à sa souveraineté, à sa sécurité et à son intégrité territoriale. Il a souligné que ces attaques ne sauraient rester sans réponse, invoquant le droit inhérent à la légitime défense consacré par l’article 51 de la Charte des Nations Unies.
Le Hautpanel
