Le Département d’État américain a annoncé, mercredi 4 mars 2026, une vaste opération de rapatriement de citoyens américains en provenance du Moyen-Orient, sur fond de tensions accrues dans la région.
Dans un communiqué attribué au secrétaire adjoint du Département d’État, Dylan Johnson, il est indiqué que depuis le 28 février, plus de 17 500 citoyens américains sont rentrés sains et saufs aux États-Unis, dont plus de 8 500 pour la seule journée de mardi. Parallèlement, de nombreux ressortissants ont quitté le Moyen-Orient vers des pays d’Europe et d’Asie, tandis que d’autres sont toujours en transit vers le territoire américain.
Le Département d’État précise que son groupe de travail opérationnel, actif 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, a apporté une assistance à près de 6 500 Américains à l’étranger, notamment à travers des conseils de sécurité et un appui logistique pour leurs déplacements. Les autorités américaines assurent qu’elles continueront d’aider activement tout citoyen souhaitant quitter la région. Une ligne d’urgence reste accessible en permanence pour les ressortissants nécessitant une assistance.
Position ferme de Washington sur le dossier iranien
Intervenant mardi 3 mars lors d’une réunion d’information devant les membres de la Chambre des représentants et du Sénat, le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé la détermination de Washington concernant l’Iran.
Selon lui, les objectifs américains demeurent inchangés : empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire et neutraliser ses capacités balistiques. Il a indiqué que le commandement militaire américain pour la région, le United States Central Command (CENTCOM), mène des opérations conjointes visant la destruction de l’arsenal de missiles, des lanceurs et des capacités de production, ainsi que des moyens navals iraniens.
Le chef de la diplomatie américaine a affirmé que ces opérations se déroulent « comme prévu, voire en avance », assurant que les objectifs fixés seront atteints.
Dans un ton particulièrement offensif, il a évoqué une intensification imminente des opérations militaires, affirmant que « les deux forces aériennes les plus puissantes du monde » allaient accroître la pression afin de démanteler les capacités du régime iranien et l’empêcher de menacer ses voisins.
Washington insiste sur le fait que, sous la présidence de Donald Trump, l’Iran ne sera jamais autorisé à se doter de l’arme nucléaire, qualifiant cette ligne rouge de non négociable.
Cette séquence marque une nouvelle étape dans la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran, alors que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation au Moyen-Orient.
Le Hautpanel
