Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a clarifié la position de l’Alliance face aux récents développements au Moyen-Orient impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël.
Selon lui, l’OTAN n’est pas directement engagée dans les opérations militaires en Iran, mais reste vigilante face à l’évolution de la situation. Il l’a déclaré mardi 3 mars 2026, lors de sa visite en Macédoine du Nord où il a rencontré la présidente, Gordana Siljanovska-Davkova, le Premier ministre, Hristijan Mickoski, et le président de l’Assemblée, Afrim Gashi.
L’OTAN “non impliquée”, mais déterminée à défendre son territoire
Mark Rutte a souligné que l’OTAN ne participe pas à la campagne menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Toutefois, il a insisté sur un principe fondamental : « L’OTAN défendra chaque pouce de son territoire. » Il a rappelé que la mission essentielle de l’Alliance comprend également la lutte contre le terrorisme et la protection collective de ses membres.
L’Iran présenté comme une menace stratégique
Le secrétaire général de l’OTAN a exprimé de vives inquiétudes concernant les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran, estimant qu’elles représentent une menace pour le Moyen-Orient, pour Israël et pour l’Europe.
Il a également accusé le régime iranien – en distinguant clairement le régime du peuple iranien – d’être responsable d’actes terroristes et de tentatives d’assassinat à l’étranger, y compris en Europe.
Une alliance divisée ?
Interrogé sur l’unité de l’Alliance, face aux positions divergentes de certains membres comme la Turquie ou l’Espagne, Mark Rutte a rejeté l’idée d’une fracture. Il a précisé que le président Donald Trump n’a pas demandé à l’OTAN de participer directement aux opérations militaires.
Il a toutefois mentionné que certains Alliés contribuent indirectement, notamment par un soutien logistique ou par la mise à disposition de bases et d’équipements, citant l’exemple du système Patriot espagnol déployé en Turquie pour protéger des intérêts stratégiques.
Soutien européen à la neutralisation des capacités iraniennes
Mark Rutte a affirmé avoir échangé avec plusieurs dirigeants européens, percevant un large soutien à la neutralisation des capacités nucléaires et balistiques iraniennes. Il a également évoqué favorablement le départ de l’ayatollah Ali Khamenei, estimant que cette évolution améliore la sécurité internationale.
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