Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a prononcé ce mercredi 4 mars 2026, une déclaration institutionnelle depuis le Palais de la Moncloa afin d’évaluer les derniers développements de la crise au Moyen-Orient et de clarifier la position de l’Espagne.
Sánchez a exprimé sa « solidarité avec les pays victimes des attaques iraniennes » et a rappelé que les hostilités ont déjà causé des centaines de morts parmi les populations civiles, tout en provoquant des perturbations économiques majeures, notamment sur les marchés internationaux de l’énergie et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Le président espagnol a insisté sur le rôle fondamental de l’Espagne et de l’Europe : prévenir la guerre et défendre le droit international. « La position du gouvernement espagnol peut se résumer en quatre mots : non à la guerre », a-t-il affirmé, soulignant que la violence et les conflits armés ne résolvent jamais les problèmes et répètent les erreurs du passé, comme l’illustre la guerre en Irak.
« Le monde, l’Europe et l’Espagne ont déjà connu une telle situation. Il y a vingt-trois ans, une autre administration américaine nous a entraînés dans une guerre au Moyen-Orient. Une guerre qui, en théorie, était censée éliminer les armes de destruction massive de Saddam Hussein, instaurer la démocratie et garantir la sécurité mondiale, mais qui, en réalité, avec le recul, a produit l’effet inverse. Elle a déclenché la plus grande vague d’insécurité que notre continent ait connue depuis la chute du mur de Berlin.
La guerre en Irak a entraîné une augmentation dramatique du terrorisme djihadiste, une grave crise migratoire en Méditerranée orientale et une hausse généralisée des prix de l’énergie, et par conséquent du coût de la vie. Tel fut le legs des trois pays des Açores aux Européens de l’époque : un monde plus instable et une qualité de vie dégradée. »
Sánchez a précisé les mesures prises par l’Espagne : organiser l’évacuation des citoyens espagnols présents au Moyen-Orient, préparer des plans pour atténuer les conséquences économiques, et collaborer avec les pays et alliés de la région pour promouvoir une solution diplomatique et durable.
Enfin, le président a appelé à la responsabilité des grandes puissances impliquées dans le conflit, insistant sur la nécessité d’un cessation immédiate des hostilités et d’un engagement diplomatique fort. « On ne peut pas répondre à une illégalité par une autre », a-t-il rappelé, avant de conclure : « La paix et la prospérité profitent à tous, la guerre seulement à quelques-uns. »
Le Hautpanel
