La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a été secouée par un bombardement par drones ayant visé un quartier résidentiel du centre-ville, causant la mort de plusieurs civils et suscitant une vive inquiétude parmi la population. Cette attaque intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources proches de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, les premières analyses techniques sur les drones utilisés soulèvent de nombreuses questions quant à leur origine. Certaines évaluations sécuritaires évoquent la possibilité que les appareils aient été lancés depuis l’extérieur du territoire congolais, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait encore été donnée.
Des experts en sécurité affirment que la portée, la trajectoire et les capacités techniques des drones observés lors de l’attaque ne correspondraient pas aux infrastructures militaires connues dans certaines bases des Forces armées de la République démocratique du Congo. Les hypothèses d’un décollage depuis des villes éloignées comme Kisangani ou depuis le Burundi sont jugées difficiles à soutenir d’un point de vue technique par plusieurs analystes.
Par ailleurs, les zones touchées à Goma n’étaient ni des positions militaires ni des bastions connus des groupes armés, mais plutôt un quartier habité par des civils. Ce choix de cible alimente les spéculations sur les motivations réelles de cette attaque, certains observateurs estimant qu’elle pourrait viser à influencer la perception du conflit dans la région.
Cette attaque intervient alors que les combats se poursuivent dans le Nord-Kivu entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les rebelles du Mouvement du 23 mars, un groupe armé soutenu par le Rwanda dont les activités continuent d’alimenter les tensions entre Kinshasa et Kigali.
Selon plusieurs sources militaires, l’armée congolaise tenterait actuellement de reprendre l’initiative sur certaines lignes de front, tandis que les rebelles feraient face à des difficultés logistiques et à un manque d’effectifs.
Pour l’heure, l’origine exacte des drones reste inconnue. Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités derrière ce bombardement qui a frappé une ville déjà profondément marquée par des années de conflit et d’instabilité.
Le Hautpanel
