Les États-Unis ont intensifié leurs frappes militaires contre l’Iran dans le cadre de l’opération Epic Fury, lancée il y a près de deux semaines pour contrer le programme d’armement nucléaire iranien. Selon le secrétaire américain à la guerre, Pete Hegseth, l’offensive américaine atteint actuellement son niveau d’intensité le plus élevé, tandis que la capacité de riposte de l’Iran diminue progressivement.
Lors d’un point de presse tenu au Pentagone ce mardi 10 mars 2026, Hegseth a déclaré que les forces américaines multiplient les opérations aériennes grâce à davantage de chasseurs, de bombardiers et à des renseignements plus précis.
« Aujourd’hui sera, une fois de plus, notre journée de frappes la plus intense en Iran », a-t-il affirmé, ajoutant que l’Iran a enregistré au cours des dernières 24 heures le plus faible nombre de tirs de missiles depuis le début de l’opération.
Selon le responsable américain, l’armée iranienne se trouve dans une situation de plus en plus difficile. Il accuse également Téhéran de lancer des missiles à proximité d’écoles et d’hôpitaux, exposant ainsi les civils à des représailles.
Par ailleurs, Hegseth estime que l’Iran se retrouve progressivement isolé sur la scène régionale. Plusieurs pays du Moyen-Orient auraient choisi de coopérer davantage avec Washington en autorisant l’accès à leurs bases militaires et à leur espace aérien.
Le chef d’état-major interarmées américain, le général Dan Caine, a indiqué que plus de 5 000 cibles ont été frappées depuis le début de l’opération. Les bombardiers américains ont notamment utilisé des bombes pénétrantes guidées par GPS pour détruire des lanceurs de missiles profondément enfouis.
Les forces américaines ont également ciblé des installations de production de drones et mené des opérations contre la marine iranienne. Selon Caine, plus de 50 navires de guerre iraniens ont été neutralisés, dont un navire transporteur de drones.
D’après le Pentagone, ces opérations ont déjà réduit considérablement les capacités offensives de l’Iran. Les attaques de missiles balistiques auraient chuté de 90 %, tandis que les attaques de drones auraient diminué de 83 % depuis le début de l’offensive.
Washington affirme que ses objectifs sont clairement définis : détruire les stocks et les lanceurs de missiles iraniens, affaiblir la marine iranienne et empêcher définitivement Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire.
Toutefois, les responsables américains assurent que cette opération ne vise pas une intervention prolongée ou un projet de reconstruction nationale.
« Il ne s’agit pas d’un engagement militaire sans fin. Nous voulons atteindre des résultats décisifs dans un délai limité », a conclu Hegseth.
Le Hautpanel
