Le Président du Bureau du Sénat de la République démocratique du Congo, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé, lundi 16 mars 2026, la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire de mars au Palais du Peuple, à Kinshasa.
Dans son allocution, le président du Sénat a accordé une attention particulière à l’appel au dialogue national lancé par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Il a réaffirmé la disponibilité de la chambre haute à accompagner cette initiative dans le strict respect du cadre institutionnel et dans l’intérêt supérieur de la Nation.
« Nous réaffirmons notre disponibilité à contribuer à cette initiative », a-t-il déclaré, avant de souligner que, face aux agressions et tentatives de déstabilisation, le dialogue doit demeurer un instrument clé pour consolider la paix, renforcer l’autorité de l’État et préserver la solidité des institutions.
Évoquant les enjeux de la session, Jean-Michel Sama Lukonde a insisté sur la nécessité pour les sénateurs de jouer pleinement leur rôle de contrôle du gouvernement et de régulation de l’action publique. Selon lui, la réussite de cette session dépendra de la rigueur dans l’exercice du contrôle parlementaire et de l’engagement des représentants des provinces à défendre l’État de droit.
La session de mars sera notamment marquée par l’examen du projet de loi de finances rectificative ainsi que par la ratification des accords stratégiques conclus à Washington entre la RDC et le Rwanda. Le président du Sénat a, à cet effet, rappelé que la plénière demeure le seul cadre de délibération.
Abordant la question de la décentralisation, il a déploré le faible niveau d’exécution de la Caisse nationale de péréquation, appelant à l’organisation effective de l’atelier prévu pour relancer ce mécanisme essentiel d’équilibre entre les provinces.
Sur le plan des infrastructures, il a pointé la dégradation des réseaux routiers et fluviaux, qu’il considère comme un frein majeur à la croissance économique et à la mobilité des populations, notamment à Kinshasa, où les transports restent un véritable casse-tête. Il a toutefois salué les avancées liées au corridor de Lobito reliant la RDC à l’Angola.
Enfin, sur le plan environnemental, le président du Sénat a rappelé le rôle stratégique de la RDC comme « pays solution » face aux enjeux climatiques, appelant à des décisions fortes pour la préservation des forêts au profit des générations futures. Il a également évoqué avec gravité l’assassinat de cinq éco-gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature au parc de l’Upemba.
Le Hautpanel
