Les mots sont forts, à la hauteur de la désillusion. Ancien capitaine des Lions de l’Atlas, Romain Saïss n’a pas mâché ses mots en revenant sur le penalty manqué de Brahim Díaz lors d’un moment crucial en Coupe d’Afrique des Nations.
Dans une interview accordée à Colinterview, Saïss confie avoir été abasourdi par le choix de tenter une Panenka dans les toutes dernières secondes : un geste jugé trop risqué dans un contexte aussi décisif. « Je me suis pris la tête entre les mains », avoue-t-il, encore marqué par cette action.
Pour l’ancien défenseur marocain, rater un penalty fait partie du football. Mais tenter un geste aussi audacieux à un moment aussi crucial dépasse l’entendement. Le Maroc, qui n’a plus remporté la CAN depuis des décennies et attendait une consécration à domicile, voyait là une occasion historique de briser la malédiction.
Saïss évoque surtout une immense frustration collective : celle d’un titre qui semblait à portée de main. « Il aurait pu être le héros », regrette-t-il, avant d’ajouter avec amertume : « Mais il a voulu être le super-héros. »
Au-delà de la critique, c’est surtout le poids d’un rêve envolé que traduit l’ancien capitaine, encore habité par ce sentiment de vide laissé par une occasion manquée d’entrer dans l’histoire.
Le Hautpanel
