La résilience face aux décombres. Ce jeudi 2 avril 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a réagi avec fermeté sur le réseau social X aux récentes frappes américano-israéliennes visant des infrastructures civiles en Iran. Pour le chef de la diplomatie, ces attaques, loin de briser la volonté nationale, ne sont que l’aveu de faiblesse d’un adversaire en perte de repères.
Évoquant notamment des destructions de « ponts inachevés » et de bâtiments publics, Araghchi a martelé que la force brute ne mènerait pas à la reddition. « Frapper des infrastructures civiles ne contraindra pas les Iraniens à capituler », a-t-il affirmé. Selon lui, cette stratégie traduit une « défaite » et un « effondrement moral » d’un ennemi qu’il qualifie de « désorganisé ».
Le ministre a opposé la capacité de reconstruction de l’Iran à la perte irrémédiable de prestige des États-Unis sur la scène internationale. Alors que « chaque pont et chaque bâtiment sera reconstruit, plus solide », Araghchi estime que l’image de Washington est définitivement ternie par ces actions militaires. « Ce qui ne se remettra jamais : l’atteinte portée à la réputation des États-Unis », a-t-il conclu.
Cette déclaration intervient dans une journée noire marquée par l’attaque de l’Institut Pasteur de Téhéran et les menaces de Donald Trump de viser les sites énergétiques iraniens si aucune négociation n’aboutit sous deux à trois semaines. Dans ce bras de fer, l’Iran semble avoir choisi la rhétorique de la résistance à long terme plutôt que celle de la concession sous la menace.
Le Hautpanel
