L’incroyable malédiction de la Nazionale. Douze ans. C’est le temps minimum qui séparera la dernière apparition de l’Italie en Coupe du Monde (2014) de sa prochaine chance éventuelle. En s’inclinant ce mardi 31 mars 2026 à Zenica face à la Bosnie-Herzégovine, la sélection italienne vient de sceller l’un des chapitres les plus sombres de son histoire : une troisième absence successive au tournoi mondial (2018, 2022, 2026).
Pourtant, tout avait bien commencé pour les hommes de Gennaro Gattuso. Grâce à une inspiration de Moise Kean dès la 15e minute, l’Italie semblait tenir son billet. Mais le vent a tourné juste avant la pause avec l’expulsion d’Alessandro Bastoni (41e).
Réduite à dix, la Nazionale a fait le dos rond, portée par un Gianluigi Donnarumma héroïque, multipliant les parades réflexes. Mais à force de subir, les Italiens ont fini par craquer à la 79e minute sur une égalisation de Haris Tabaković. Incapables de reprendre l’avantage en prolongation, les champions du monde 2006 ont vu leur destin basculer lors de la séance de tirs au but. Les échecs de Pio Esposito et Bryan Cristante ont offert la qualification historique aux Bosniens (4-3 t.a.b.).
2018, 2022, 2026 : une chute sans fin
L’Italie rejoint le cercle très restreint des grandes nations du football traversant un désert prolongé. Après l’élimination face à la Suède pour l’édition 2018 et le choc contre la Macédoine du Nord pour 2022, cette défaite contre la Bosnie-Herzégovine confirme une crise structurelle profonde. Malgré un titre de champion d’Europe en 2021 qui semblait annoncer un renouveau, l’Italie échoue systématiquement à l’examen des qualifications mondiales.
La Bosnie en liesse, l’Italie en larmes
Pour la Bosnie-Herzégovine de Sergej Barbarez, c’est l’apothéose. « Nous avons montré un état d’esprit immense contre l’une des meilleures équipes au monde », a réagi le défenseur Nikola Katić, en larmes. Pour l’Italie, c’est l’heure du bilan et, sans doute, d’une remise en question radicale. Le pays aux quatre étoiles devra attendre 2030 pour espérer, enfin, retrouver le plus haut sommet du football international.
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