L’escalade atteint un point de non-retour. Ce jeudi 2 avril 2026, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a annoncé avec une vive émotion l’attaque de l’Institut Pasteur de Téhéran par les forces américano-israéliennes. Fondé en 1920, ce centre est le plus ancien et le plus prestigieux établissement de recherche et de santé publique de tout le Moyen-Orient.
Dans une déclaration officielle, Esmaeil Baqaei a qualifié cette frappe d’acte « déchirant, cruel et méprisable ». Symbole de la coopération scientifique franco-iranienne depuis plus d’un siècle, l’Institut Pasteur est une institution vitale pour la santé de la région. Pour Téhéran, viser un tel établissement ne relève plus seulement de la stratégie militaire, mais constitue une « agression barbare contre les valeurs humaines fondamentales ».
Violation du droit international
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de frappes intensives contre les infrastructures civiles et éducatives iraniennes. Le porte-parole a souligné que cet acte dépasse le cadre d’une guerre illégale pour devenir un crime de guerre flagrant. En frappant le cœur de la recherche médicale du pays, les agresseurs sont accusés de mener une guerre totale touchant directement le bien-être et l’avenir de la population civile.
L’annonce de la destruction partielle ou totale de ce centre de recherche risque de provoquer de vives réactions au sein de la communauté scientifique internationale et à Paris, berceau de l’Institut Pasteur original. Alors que la Chine appelait plus tôt dans la journée à la protection des infrastructures civiles, cette nouvelle frappe réduit encore davantage les espoirs d’une désescalade immédiate.
Le Hautpanel
