Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, actuellement en cours (samedi 11 avril 2026 ) à Islamabad sous médiation du Pakistan, entrent dans une phase décisive avec l’implication d’experts issus de plusieurs domaines stratégiques, notamment économique, militaire, juridique et nucléaire.
Le premier vice-président iranien, Mohammad-Reza Aref, a clairement fixé la position de Téhéran. Selon lui, un accord équilibré et bénéfique pour les deux parties reste envisageable si les discussions s’inscrivent dans une logique de coopération mutuelle. Toutefois, il avertit que toute approche perçue comme alignée sur des intérêts extérieurs compromettrait les chances d’un compromis.
Si nous négocions à Islamabad avec des représentants de « America First », un accord bénéfique pour les deux parties et pour le monde est probable. Cependant, si nous faisons face à des représentants de « Israel First », il n’y aura pas d’accord ; nous continuerons inévitablement notre défense avec encore plus de vigueur qu’auparavant, et le monde devra faire face à des coûts encore plus élevés», a-t-il déclaré, laissant entendre une méfiance persistante dans les discussions.
Les pourparlers, qui se tiennent à l’hôtel Serena, progressent néanmoins sur plusieurs points techniques. Parmi les avancées notables figurent la réduction des tensions régionales, notamment au Liban, ainsi que des signaux positifs concernant la libération des avoirs iraniens par la partie américaine.
Dans ce contexte, ces discussions pourraient marquer un tournant diplomatique majeur, à condition que les intérêts stratégiques des deux camps convergent. À défaut, le risque d’une escalade reste bien réel, avec des conséquences potentielles sur la stabilité régionale et mondiale.
