Kinshasa a accusé mardi les forces rwandaises d’avoir mené, le 28 septembre, une frappe de drone contre une position de l’armée congolaise à Pinga, dans l’Est de la RDC.
Selon la délégation congolaise au Conseil de sécurité de l’ONU, cette attaque aurait fait cinq morts et huit blessés graves.
La RDC affirme que la frappe est intervenue alors que l’armée préparait une opération visant à neutraliser les FDLR.
Kinshasa a demandé au Conseil de sécurité de faire vérifier et condamner cet incident, tout en dénonçant la « mauvaise foi manifeste » de ses adversaires.
Le gouvernement congolais a également rappelé ses engagements dans les processus de Doha et de Washington, notamment sur le désarmement et le cantonnement des FDLR-FOCA.
S’appuyant sur la résolution 2773, la RDC réclame enfin la suspension de tout déploiement de contingents rwandais dans les opérations de paix de l’ONU jusqu’au retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais.
Kinshasa estime qu’un État ne peut pas, selon sa formule, agir à la fois « en pompier et en pyromane ».
Le Hautpanel
