Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a vivement réagi lundi 12 octobre 2026 aux dernières évolutions politiques autour de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse de nourrir depuis plusieurs années un projet de « soudanisation » de la République démocratique du Congo.
Selon le défenseur des droits humains, la prise de position publique de Joseph Kabila aurait simplement révélé un choix politique qu’il aurait longtemps dissimulé.
Il estime que les Congolais doivent désormais se mobiliser pour préserver l’intégrité et la souveraineté nationales face à ce qu’il présente comme un projet soutenu par des intérêts rwandais.
Jean-Claude Katende considère par ailleurs que l’interdiction constitutionnelle d’un nouveau mandat pour l’ancien chef de l’État expliquerait, selon son analyse, son recours à la lutte armée pour tenter de reconquérir le pouvoir.
Une perspective qu’il rejette catégoriquement, estimant que nul ne peut imposer son retour à la tête du pays par la force.
« Nous disons non », insiste-t-il, appelant à dépasser l’indignation suscitée par ce qu’il qualifie de « banditisme politico-militaire » pour privilégier une mobilisation organisée et une réponse politique et sécuritaire à la hauteur de la menace.
Le président de l’ASADHO interpelle également Félix Tshisekedi et son gouvernement, auxquels il attribue la responsabilité de prendre les mesures nécessaires pour empêcher toute déstabilisation du pays et défendre les intérêts nationaux.
Pour Jean-Claude Katende, la menace ne saurait être minimisée : elle touche, selon lui, aux fondements mêmes de la nation congolaise et exige une réaction à la mesure de ses enjeux.
Le Hautpanel
