Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a pris part, lundi 12 octobre 2026, à Genève, en Suisse, à la 77ᵉ session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
À cette occasion, il a présenté un tableau particulièrement préoccupant de la situation humanitaire et sécuritaire en République démocratique du Congo, tout en plaidant pour un renforcement de l’assistance internationale.
Dans son allocution, le VPM Shabani a dénoncé les conséquences des violences armées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment les affrontements impliquant les rebelles de l’AFC/M23, que le Gouvernement congolais accuse de bénéficier du soutien de l’armée rwandaise.
Les chiffres présentés à cette tribune témoignent de l’ampleur de la crise. Selon les statistiques arrêtées au 31 août 2026, la RDC comptait 6,1 millions de personnes déplacées internes et 1 324 528 réfugiés congolais répartis dans différents pays africains.
Parallèlement, le pays accueillait 601 675 réfugiés et demandeurs d’asile sur son territoire.Au-delà de ce constat alarmant, Jacquemain Shabani a mis en avant les progrès réalisés par la RDC dans la concrétisation des engagements souscrits en décembre 2023 dans le cadre du Pacte mondial sur les réfugiés.
Parmi les avancées évoquées figurent la simplification des procédures de détermination du statut de réfugié, l’inclusion des réfugiés dans les services publics, la relance des concertations tripartites ainsi que les initiatives relatives au désengagement et au rapatriement des combattants des FDLR.
Le Gouvernement congolais fait également état de plus de 74 000 rapatriés volontaires déjà accueillis dans leurs zones de retour.
Un processus qui nécessite, selon les autorités, un accompagnement conséquent pour garantir leur réintégration socioéconomique et prévenir de nouvelles vulnérabilités.
Face à ces défis, Kinshasa appelle le HCR et l’ensemble de ses partenaires internationaux à accroître leur soutien financier et technique.
L’objectif est de renforcer les mécanismes de retour et de réinsertion, d’assurer une réintégration durable des rapatriés et de soutenir les communautés qui les accueillent.
À Genève, la RDC entend ainsi placer l’urgence humanitaire au cœur des préoccupations internationales, alors que la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays continue d’alimenter les déplacements de populations et d’aggraver les besoins humanitaires.
Le Hautpanel
