Des responsables du département américain de la Défense auraient entrepris une collecte discrète de documents susceptibles de mettre en difficulté le secrétaire à la guerre, Pete Hegseth.
Selon des révélations rapportées par Raw Story, cette opération, qui s’étendrait sur près de deux ans, aurait permis de réunir des courriels, des mémorandums, des notes internes et des comptes rendus de réunions impliquant le chef du Pentagone et son entourage.
La conservation de ces éléments ferait l’objet de précautions particulières. Plusieurs copies auraient été réparties dans différents lieux sécurisés, notamment un coffre-fort pour armes en Virginie, un coffre bancaire à Washington ainsi qu’un troisième emplacement tenu secret sur la côte Ouest des États-Unis.
Au cœur des accusations figureraient des décisions prises par Pete Hegseth et ses proches collaborateurs, qui auraient notamment ignoré des avis juridiques, retenu certaines informations destinées au Congrès et exercé des pressions sur des fonctionnaires et militaires contestant leurs orientations.
Des responsables affirment également que des menaces auraient été proférées à l’encontre de ceux qui s’opposaient à leur gestion.
Pour éviter toute surveillance, certains membres de l’administration militaire auraient même organisé des rencontres confidentielles avec des parlementaires dans des lieux inhabituels, notamment des sandwicheries et des parcs pour chiens, loin des bureaux officiels de Washington.
Les élections de mi-mandat en ligne de mireLes responsables à l’origine de cette collecte attendraient désormais les résultats des élections de mi-mandat de novembre 2026.
Une victoire démocrate à la Chambre des représentants pourrait ouvrir la voie à des investigations parlementaires sur la gestion de Pete Hegseth et, éventuellement, à une procédure de destitution en 2027.
Cette initiative témoignerait de tensions internes au sein du département de la Défense, où certains responsables semblent vouloir préserver des éléments susceptibles d’être utilisés dans le cadre d’une future enquête du Congrès.
« Nous sommes prêts avec les preuves », aurait confié un officier cité dans le reportage.
À ce stade, ces accusations reposent sur des témoignages rapportés par les médias et ne constituent pas des faits judiciairement établis.
Reste à savoir si ces documents seront officiellement transmis aux parlementaires et si le prochain équilibre politique au Congrès permettra l’ouverture d’une enquête susceptible de fragiliser davantage le secrétaire américain à la guerre.
Le Hautpanel
