Le tronçon routier reliant Bunia à Kasenyi, long d’environ 60 kilomètres, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée.
Les usagers dénoncent un véritable supplice quotidien, alors que la route, pourtant stratégique pour les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda, devient de plus en plus impraticable.
Cette route joue un rôle capital dans le commerce transfrontalier, notamment pour le transport des produits halieutiques et des marchandises en provenance ou à destination de l’Ouganda. Des centaines de camions, véhicules et motos y circulent chaque jour.
Elle reste d’ailleurs l’un des rares axes jugés sécurisés en Ituri, contrairement à la RN27 Bunia–Mahagi, souvent paralysée par les embuscades des groupes armés.
Depuis le mois de septembre, les pluies diluviennes ont considérablement détérioré l’état de la chaussée.
Les usagers rapportent des nids-de-poule géants, des portions entières emportées par les eaux, et des ponts fragilisés, particulièrement dans la plaine du lac Albert, où les rivières en crue interrompent fréquemment la circulation.
Les conséquences sont lourdes : en octobre seulement, une vingtaine d’accidents de camions ont été enregistrés, sans compter les pannes mécaniques devenues monnaie courante.
Face à cette situation alarmante, chauffeurs et commerçants appellent les autorités provinciales à réagir sans délai.
Ils exigent que l’entreprise en charge du péage routier intervienne rapidement pour réhabiliter cette voie vitale.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée, laissant les usagers dans l’incertitude et les transports dans la tourmente.
Le Hautpanel
