Depuis la tribune du Forum économique mondial de Davos, le président américain Donald Trump a de nouveau créé la controverse en appelant, mercredi 21 janvier 2026, à l’ouverture immédiate de pourparlers sur une éventuelle acquisition du Groenland par les États-Unis. Selon lui, Washington est le seul acteur capable d’assurer la sécurité et le développement de ce vaste territoire arctique, devenu stratégique dans un contexte de rivalités géopolitiques croissantes.
Affirmant son « immense respect » pour les peuples du Groenland et du Danemark, Trump a néanmoins estimé que les alliés de l’OTAN ne disposaient pas des moyens nécessaires pour défendre efficacement cette région clé. « Les États-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons stratégiques de sécurité nationale », a-t-il insisté, soulignant que son pays serait en mesure de protéger, développer et valoriser ce territoire « au bénéfice de l’Europe et du monde occidental ».
Tout en évoquant la possibilité d’une acquisition, le président américain a tenu à rassurer la communauté internationale en excluant le recours à la force. « Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force », a-t-il déclaré, affirmant privilégier la voie des négociations.
Au-delà du Groenland, Donald Trump a livré une vision musclée de la place des États-Unis dans le monde. Il s’est présenté comme le garant de la prospérité mondiale, qualifiant son pays de « moteur économique de la planète », tout en critiquant une Europe qu’il juge « sur la mauvaise trajectoire », malgré son attachement déclaré au continent.
Le Canada n’a pas été épargné par ses critiques. Trump a reproché au Premier ministre Mark Carney son manque de reconnaissance envers Washington, estimant que l’économie canadienne dépend largement des États-Unis.
Sur le plan international, le président américain a également abordé le conflit en Ukraine, annonçant des discussions avec les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, qu’il dit prêts à conclure un accord. Qualifiant la guerre de « bain de sang », il a affirmé vouloir mettre fin à un conflit aux pertes humaines « effarantes ».
Enfin, évoquant l’Amérique latine, Trump a prédit un redressement spectaculaire du Venezuela grâce à une coopération renforcée avec les États-Unis et les grandes compagnies pétrolières, promettant des revenus énergétiques sans précédent pour le pays.
Par ces déclarations fortes et parfois provocatrices, Donald Trump a une nouvelle fois placé les États-Unis au centre du débat mondial, confirmant que son retour sur la scène internationale s’accompagne d’une volonté assumée de redéfinir les équilibres géopolitiques.
