La République démocratique du Congo intensifie ses démarches diplomatiques en vue de l’élection du prochain secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévue à l’occasion du Sommet de la Francophonie au Cambodge les 15 et 16 novembre 2026.
Lors de la 76e réunion du conseil des ministres de la République, un examen des enjeux liés à cette échéance majeure a été évalué pour l’avenir de la Francophonie.
Les échanges ont porté sur la stratégie diplomatique nationale à adopter face à cette élection, au regard des délais fixés, notamment la date du 15 juin 2026, retenue pour le dépôt officiel des candidatures. À cette occasion, les autorités ont passé en revue les actions déjà engagées ainsi que celles envisagées dans les mois à venir, en vue de consolider la position de la RDC au sein de cette organisation internationale.
Des recommandations pertinentes ont été formulées afin de permettre à la République démocratique du Congo d’assumer pleinement son leadership dans l’espace francophone, tant sur le plan politique que culturel et diplomatique.
À l’issue de cette évaluation stratégique, il a été annoncé que la RDC présentera officiellement un candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette décision traduit la volonté du pays de jouer un rôle moteur dans la gouvernance de la Francophonie et de contribuer activement à son rayonnement et à son renforcement institutionnel.
Cette candidature s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement diplomatique de la RDC sur la scène internationale, en cohérence avec sa place de premier pays francophone au monde et son engagement en faveur de la promotion de la langue française, de la diversité culturelle et de la coopération multilatérale.
A noter que Mme Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale de l’OIF et ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères se présente pour un éventuel troisième mandat à la tête de cette organisation de la francophonie.
Le Hautpanel

Un commentaire
C’est poste du SG de l oif est politique et non pas technique . En tenir compte pour le profil du candidat RDC , un candidat qui aura l etoffe . Et Madame Isabelle tschombe était le profil idéal pour la RDC si la République ne l avait pas sali dans une fausse affaire de détournement de 2 millions d’euros soit 20.200 passeports( imaginez vous) .
Vraiment dommage.
Dans l ombre des deux présidents de la République, elle a donné au pays le sommet en 2012 et les jeux de la Francophonie en 2023.
Lus quelque part ce qui est partagé ci haut et ci dessous
La République démocratique du Congo va présenter sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, la plus haute fonction de cette institution et véritable clé de voûte de son action. Une candidature pleinement légitime.
La RDC est en effet État membre de plein droit de la Francophonie. Cette démarche ne se fonde donc pas uniquement sur son statut de premier pays francophone en terme de population , la France restant en tête en nombre absolu de locuteurs de langue française et le Canada en superficie.
Il s’agit avant tout d’un choix stratégique, révélateur de l’ambition de la RDC donc grand pays francophone d’assumer un rôle majeur de leadership au sein de la grande famille francophone.
Cette candidature s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement diplomatique de la RDC sur la scène internationale.
L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 30 janvier. 2026, sans qu’aucun nom ne soit annoncé officiellement. Le choix du candidat relève exclusivement de la discrétion du chef de l’État.
Le règlement unique des instances de l’Organisation internationale de la Francophonie fixe des critères clairs et opposables à tous les candidats. Il est notamment exigé de justifier de hautes qualités de compétence, de qualification, d’expérience et d’intégrité, d’avoir exercé de hautes fonctions officielles ou dirigé une organisation internationale ou régionale, et démontré un engagement constant en faveur des valeurs et priorités inscrites dans la Charte de la Francophonie.
À partir de ces critères, chaque État met en avant des atouts spécifiques.
En 2014, au sommet de Dakar au Sénégal avec la thématique sur les femmes, le Canada avait présenté la candidature de Michaëlle Jean, dans un contexte marqué par la promotion du leadership féminin. Elle devenait ainsi la première femme à diriger l’OIF, après deux hommes, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique.
Jusqu’ici, la Francophonie n’a jamais été dirigée par un secrétaire général de moins de 50 ans. Pourtant, l’avenir de l’organisation repose sur la jeunesse, une jeunesse majoritairement présente en RDC, pays le plus peuplé de l’espace francophone.
La RDC pourrait ainsi miser sur une candidature jeune, en phase avec les défis et les perspectives de demain.
Les candidatures au poste de secrétaire général sont transmises par voie diplomatique au président en exercice de la Francophonie, qui en prend acte. Depuis le sommet de Villers-Cotterêts, cette présidence est assurée par le président français.
Avec l’annonce officielle de la candidature congolaise, il devient impératif que le président de la République désigne son représentant personnel auprès de la Francophonie pour montrer son attachement a l.oif.
Car depuis le départ de bestine kazadi à ce poste après avoir succédé à Isabel Tshombe, la République démocratique du Congo n a plus de représentant officiel du chef de l état au conseil permanent de la Francophonie .
Dans le même temps, la RDC devra activer les mécanismes diplomatiques de coulisses, en s’appuyant sur ses grands experts nationaux reconnus en matière de Francophonie.
Car il faut le rappeler : l’élection d’un secrétaire général de la Francophonie ne se fait pas dans les urnes. Il n’y a jamais eu de vote à bulletins.
Le secrétaire général a toujours été élu par consensus. Il faut donc un candidat qui fera consensus.
Entre-temps toute la RDC attend connaître dans les prochains jours le nom de son candidat au poste de secrétaire général de l organisation internationale de la Francophonie pour
Contrer toute éventuelle spéculation.