La République démocratique du Congo intensifie ses démarches diplomatiques et institutionnelles en vue d’accueillir le Bureau régional africain du Centre consultatif pour le règlement des différends entre investisseurs et États (BCCR-RDIE). Une ambition stratégique portée au plus haut niveau de l’État.
Une réunion de coordination stratégique s’est tenue jeudi 29 janvier 2026 à Kinshasa, sous la présidence du Vice-premier ministre Adolphe Muzito, agissant au nom de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en présence des ministres sectoriels concernés ainsi que des membres de la Task-force nationale chargée du dossier.
Les échanges ont porté sur l’état d’avancement de la candidature congolaise, l’évaluation des atouts comparatifs de la RDC et la nécessité d’une mobilisation politique et diplomatique renforcée afin de consolider le plaidoyer de Kinshasa auprès des instances internationales compétentes.
L’objectif du Gouvernement est clair : positionner Kinshasa comme un hub africain majeur du règlement des différends entre investisseurs et États, en offrant un cadre institutionnel crédible, accessible et conforme aux standards internationaux.
Pour l’Exécutif dirigé par Judith Suminwa, l’accueil du BCCR-RDIE constituerait un levier stratégique pour renforcer la souveraineté juridique nationale, sécuriser les investissements et accroître l’attractivité économique et financière de la RDC. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le premier pilier du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028, axé sur la gouvernance, l’État de droit et la relance économique.
En misant sur ce projet, la RDC entend affirmer son rôle croissant dans l’architecture juridique et économique du continent africain, tout en envoyant un signal fort de confiance aux investisseurs internationaux.
Le Hautpanel
