Papy Mantezolo Diatezua a effectué ce mercredi 13 mai son grand retour à la tête de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central, après sa réhabilitation par la Cour constitutionnelle le 7 mai 2026 à son poste dans cette institution provinciale.
Quelques heures après la notification officielle de l’arrêt de la Haute Cour, l’autorité provinciale a tenu sa première communication devant la presse, affirmant que tous les actes posés par le bureau installé durant son absence sont « nuls et de nul effet ».
Destitué le 7 octobre 2025 à la suite d’accusations présumées de détournement de deniers publics, Papy Mantezolo estime que sa réhabilitation remet désormais les institutions provinciales « dans la légalité ». Il affirme vouloir ouvrir une nouvelle page axée sur la stabilité et le service à la population du Kongo-Central.
« Nous venons de reprendre le perchoir, non pour un combat-retour, mais pour la continuité. Nous ne pensons pas qu’il est temps de venir se battre dans cet hémicycle », a-t-il déclaré, appelant les acteurs politiques provinciaux à privilégier l’intérêt général.
Reconnaissant que sa précédente gestion avait suscité plusieurs critiques, le président réhabilité a promis de corriger les erreurs du passé afin de mieux répondre aux attentes de la population.
Au cours de cette intervention, il a également dénoncé la baisse des recettes de la province, qu’il attribue aux tensions politiques ayant paralysé certaines institutions. Il a plaidé pour une gestion rigoureuse des finances publiques sans fragiliser davantage la province.
Par ailleurs, le président de l’Assemblée provinciale a annoncé que son bureau examinera le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation relatif à d’éventuelles poursuites contre le gouverneur du Kongo-Central, précisant que la plénière sera appelée à se prononcer sur la suite de la procédure.
Réaffirmant la portée de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, Papy Mantezolo a insisté : « Considérez qu’il n’y a jamais eu un autre bureau. Jusqu’à preuve du contraire, selon l’esprit de l’arrêt, tous les actes posés par le bureau illégal sont nuls et de nul effet ».
Le Hautpanel
