Le pasteur Moïse Mbiye a dénoncéce lundi 11 mai 2026 sur les ondes de la Radio Top Congo, certaines dérives observées dans les milieux religieux et politiques, où des initiatives seraient parfois motivées par des intérêts personnels plutôt que par le bien-être de la population.
Il affirme recevoir régulièrement des responsables religieux venus de différents pays, qui proposent la création de mouvements d’influence autour de sa personne afin de bénéficier de son réseau et de sa position. Selon lui, ces démarches sont souvent accompagnées d’objectifs financiers ou politiques sans vision claire pour la société.
Face à ces propositions, il dit avoir posé une question essentielle : quels articles de la Constitution devraient être modifiés ? Une question à laquelle, selon lui, certains n’auraient pas de réponse précise, ce qui révèle un manque de compréhension des enjeux réels.
Le pasteur estime que toute réforme, qu’elle soit religieuse ou politique, doit être guidée par l’intérêt du peuple et non par des logiques de pouvoir ou d’opportunisme. Il prend exemple sur sa propre expérience au sein de l’Église, où il affirme avoir modernisé les statuts afin de les adapter aux réalités actuelles.
Selon lui, une Constitution, comme des statuts, doit pouvoir évoluer si cela sert le développement, la stabilité et le progrès de la société. Toutefois, il insiste : aucun changement ne doit être fait sans bénéfice réel pour la population.
Moïse Mbiye appelle ainsi les leaders religieux de toutes confessions — catholiques, musulmans, protestants et autres — à jouer un rôle responsable, en accompagnant les autorités non pas pour des intérêts financiers ou politiques, mais pour le bien commun.
Il conclut en invitant l’Église à mieux se positionner dans les débats publics, en s’appuyant sur une connaissance réelle des textes et des enjeux, afin d’éviter les prises de position superficielles ou mal informées.
Le Hautpanel
