Le président de ASADHO, Jean-Claude Katende, a vivement réagi ce lundi 11 mai 2026 sur X au débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon lui, organiser un référendum dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays constituerait une contradiction politique majeure.
« Si la guerre continue en 2028, il n’y aura pas d’élections générales. Au nom de quelle logique va-t-on organiser un référendum qui est aussi une élection alors que la guerre continue ? C’est ça la tricherie », a-t-il déclaré.
L’activiste estime également qu’un référendum organisé sans la participation de certaines zones occupées ou touchées par les conflits, notamment Bunagana, Goma et Bukavu, risquerait d’aggraver les divisions nationales.
« Toute personne qui va organiser le référendum pour changer la Constitution, en violation de la Constitution et sans la participation de Bunagana, Goma et Bukavu, sait qu’elle va contribuer à la balkanisation du Congo », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions politiques croissantes autour des discussions sur une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Le Hautpanel
