Pour restaurer l’autorité de l’État, rétablir l’ordre urbain, renforcer la sécurité et permettre la relance du train urbain, les autorités provinciales de Kinshasa ont procédé à la démolition des constructions anarchiques érigées sur les emprises ferroviaires de Pakadjuma, dans la commune de Limete.
Ces espaces, légalement réservés à l’exploitation ferroviaire, étaient occupés de manière irrégulière, compromettant la mobilité et exposant les habitants à d’importants risques sécuritaires et sanitaires.
Le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, a personnellement supervisé l’opération mardi 10 février 2026, dans le cadre de la campagne provinciale « Retour à la norme ».
Les terrains concernés appartiennent à la Société commerciale des transports et des ports (ex-ONATRA), et leur occupation entravait la circulation ferroviaire ainsi que les efforts de modernisation du transport urbain.
Selon Daniel Bumba, l’ordre public repose sur trois piliers fondamentaux : la sécurité, la salubrité et la tranquillité. Il a affirmé que le quartier Pakadjuma était devenu un foyer d’insécurité et d’épidémies, précisant que les habitants avaient été informés et sensibilisés depuis plus de six mois avant le lancement de l’opération.
La démolition a toutefois provoqué des tensions. Des échauffourées ont éclaté sur la route des Poids Lourds, au niveau du quartier Kingabwa, paralysant momentanément la circulation. D’après la bourgmestre de Limete, Nathalie Aziza, des actes de pillage et des incendies de biens publics ont été signalés avant l’intervention des forces de l’ordre, qui ont dispersé les manifestants.
Dans le cadre du suivi de cette opération, le ministre national de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a présidé, samedi 14 février, une réunion d’évaluation consacrée à la démolition et à l’évacuation du site. Les familles concernées ont été transférées vers un site de transit à N’Sele, avant leur relocalisation définitive à Maluku.
Cette opération, menée à la demande de la Société commerciale des transports et des ports, vise à libérer durablement l’emprise ferroviaire, améliorer la mobilité le long de l’avenue Poids Lourds et renforcer la sécurité dans cette zone stratégique de la capitale. Un rapport de la Cellule Permanente d’Alertes et Urgences (CPAU) est attendu sur la prise en charge sociale des ménages affectés, tandis qu’une commission assurera le suivi continu du dossier.
Le Hautpanel
