En République démocratique du Congo, 2 500 nouveaux magistrats ont officiellement intégré les corps judiciaires, lors d’une cérémonie solennelle présidée samedi 21 février 2026, à la Salle des congrès du Palais du Peuple, par Dieudonné Kamuleta, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et de la Cour constitutionnelle.
Aux côtés des membres du Conseil, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a procédé à la remise symbolique des toges, marquant l’entrée officielle de ces nouveaux acteurs dans l’appareil judiciaire.
Dans son allocution, le Ministre de la Justice a qualifié cette intégration « d’étape majeure dans le renforcement de l’État de droit », traduisant la volonté politique portée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a rappelé qu’aucun État de droit ne peut être effectif sans une magistrature « numériquement suffisante, techniquement compétente et moralement irréprochable ».
S’adressant aux nouveaux magistrats, il a insisté sur la noblesse de la fonction qui leur est confiée : un pouvoir délégué par la Nation, exercé dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République, et encadré par des exigences déontologiques rigoureuses.
L’affectation de ces 2 500 magistrats vise à résorber le déficit criant de personnel observé dans plusieurs juridictions du pays, notamment dans certaines zones qualifiées de « désert judiciaire », afin de rapprocher davantage la justice des justiciables.
Clôturant la cérémonie, Me Dieudonné Kamuleta a exhorté les nouveaux promus à faire prévaloir « non la loi de la force, mais la force de la loi », rappelant que la toge incarne avant tout une responsabilité au service de la Nation, avec une tolérance zéro face à tout manquement.
Le Hautpanel
