Dix ans après sa disparition sur scène lors du FEMUA à Abidjan, la République Démocratique du Congo continue de célébrer la mémoire de Papa Wemba, figure emblématique de la rumba africaine et icône culturelle mondiale.
Samedi 25 avril 2026, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est rendu au mythique village Molokaï, situé à Matonge dans la commune de Kalamu, berceau du groupe Viva La Musica. Par ce geste hautement symbolique, le Chef de l’État a rendu un hommage solennel à celui que beaucoup surnommaient affectueusement le « Kuru Yaka ».
Artiste complet, Papa Wemba n’était pas seulement un chanteur à la voix unique. Compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, il a porté la rumba congolaise au sommet de la scène internationale, imposant son style dans les plus grandes salles du monde. À travers sa musique et son image, il a aussi incarné l’élégance africaine grâce à la SAPE, influençant toute une génération bien au-delà des frontières du Congo.
Engagé pour la culture, il s’est illustré comme défenseur des droits des artistes et promoteur de la paix. Son héritage dépasse la musique : il est devenu un symbole d’identité, de créativité et de fierté africaine.
Pour pérenniser son œuvre, le 24 avril a été proclamé Journée africaine de la musique par l’Union africaine, à l’initiative de la RDC. Par ailleurs, la rumba congolaise, dont il fut l’un des plus grands ambassadeurs, a été inscrite en 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.
Dix ans après, Papa Wemba reste vivant dans les cœurs, dans les rythmes et dans l’âme culturelle d’un peuple qui ne l’oubliera jamais. Son nom résonne encore comme une mélodie intemporelle, celle d’un artiste devenu éternel.
Le Hautpanel
