L’ancien gouverneur du Kasaï-Occidental et ex-député national, Claudel André Lubaya, est monté au créneau pour dénoncer toute tentative de justification d’un éventuel troisième mandat présidentiel en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration ferme publiée mercredi 6 mai 2026, l’homme politique congolais rappelle qu’aucune disposition de la Constitution ne permet d’invoquer une prétendue « volonté populaire » pour contourner la loi fondamentale. Selon lui, la Constitution encadre clairement les modalités de sa révision à travers l’article 218 et impose à chaque citoyen le devoir de défendre l’ordre constitutionnel conformément à l’article 64.
Claudel André Lubaya souligne également que toute violation intentionnelle de la Constitution par les autorités publiques peut être assimilée à un acte de haute trahison, conformément aux articles 164 et 165. Il insiste enfin sur le caractère intangible de certaines dispositions protégées par l’article 220, estimant qu’aucune justification politique ne peut légitimer leur remise en cause.
Notons que le Président de la République, Félix Tshisekedi, a relancé le débat politique autour d’un éventuel troisième mandat et d’une révision de la Constitution, lors de sa conférence de presse tenue mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa.
« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat (…) mais si les Congolais me demandent de revenir au front, je serai à leur disposition », a déclaré le Chef de l’État.
Le Président a également assumé la position historique de son parti, l’UDPS, sur la question constitutionnelle. « Je suis de l’UDPS. En 2006, l’UDPS avait dit que si elle arrivait au pouvoir, cette Constitution serait changée », a-t-il rappelé, tout en plaidant pour un débat mené « avec sérieux, transparence et méthode ».
Pour Claudel André Lubaya, il n’y a « Ni mission, ni 3ᵉ mandat », dénonçant ce qu’il qualifie de tentative de duperie politique visant à fragiliser l’État de droit en RDC.
Le Hautpanel
