Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré plusieurs déclarations marquantes sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, les élections de 2028, la réforme de la Constitution et ses relations avec son prédécesseur Joseph Kabila.
Évoquant la persistance de la guerre dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le chef de l’État a estimé que l’organisation des prochaines élections dépendra du rétablissement de la paix sur l’ensemble du territoire national.
« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne pourra organiser les élections en 2028. On ne peut pas organiser les élections sans les parties occupées », a déclaré Félix Tshisekedi, faisant référence aux zones touchées par les affrontements impliquant notamment les rebelles du M23 et d’autres groupes armés.
Sur la question institutionnelle, le président congolais a rappelé la position historique de son parti, l’UDPS, concernant la Constitution de 2006. « Je suis de l’UDPS. En 2006, l’UDPS avait dit que si elle arrive au pouvoir cette Constitution sera changée », a-t-il affirmé, relançant ainsi le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.
Félix Tshisekedi est également revenu sur ses relations avec Joseph Kabila, révélant que ce dernier avait été invité à sa cérémonie d’investiture en 2024 après les élections générales de 2023.
Le chef de l’État a enfin affirmé que son prédécesseur « est sorti clandestinement du pays », sans donner davantage de précisions sur les circonstances de ce départ.
Le Hautpanel
